Échographie doppler du pénis avec injection de prostaglandine E1

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Échographie doppler du pénis avec injection de prostaglandine E1
Examen paraclinique
Ultrasonography of dilated penile sinusoids during erection.jpg
Image échographique transversale, vue ventrale du pénis. Image obtenue après induction d'une érection, 15 min après injection de prostaglandine E1, montrant des sinusoïdes dilatées (flèches) [1]
Informations
Terme anglais Penile doppler ultrasonography with prostaglandin E1 injection
Spécialité Urologie

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L'échographie pénienne avec doppler et injection de prostaglandine E1 est utilisée pour examiner le pénis en érection.

1 Indications[modifier | w]

2 Contre-indications[modifier | w]

3 Procédure[modifier | w]

Avant l'examen échographique au Doppler, le pénis doit être examiné en mode B, afin d'identifier d'éventuelles tumeurs, plaques fibreuses, calcifications ou hématomes, ainsi que d'évaluer l'apparence des artères caverneuses, qui peuvent être tortueuses ou athéromateuses. [1]

L'érection peut être induite en injectant 10-20µg de prostaglandine E1, avec des évaluations du flux artériel toutes les cinq minutes pendant 25-30 min. L'utilisation de la prostaglandine E1 est contre-indiquée chez les patients prédisposés au priapisme (par exemple, ceux atteints d'anémie falciforme), ainsi que chez ceux présentant une déformation anatomique du pénis ou un implant pénien. De la phentolamine (2 mg) est souvent ajoutée. La stimulation visuelle et tactile donne de meilleurs résultats. Certains auteurs recommandent l'utilisation du sildénafil par voie orale pour remplacer les médicaments injectables en cas de contre-indications, bien que l'efficacité de ces médicaments soit controversée. [1]

4 Interprétation[modifier | w]

La plupart des cas de dysfonction érectile de causes organiques sont liés à des changements dans le flux sanguin dans les corps caverneux, représentés par une maladie artérielle occlusive, le plus souvent d'origine athérosclérotique, ou en raison d'une défaillance du mécanisme veino-occlusif.

Avant l'injection du médicament choisi, le schéma d'écoulement est monophasique, avec de faibles vitesses systoliques et une absence de flux diastolique. Après l'injection, il est prévu que les vitesses maximales systolique et diastolique augmenteront, diminuant progressivement avec l'occlusion veineuse et devenant négative lorsque le pénis deviendra rigide . Les valeurs de référence varient selon les études, allant de > 25 cm/s à > 35 cm/s.

Des valeurs supérieures à 35 cm/s indiquent l'absence de maladie artérielle, des valeurs inférieures à 25 cm/s indiquent une insuffisance artérielle, et des valeurs de 25–35 cm/s sont indéterminées car moins spécifiques. Les données obtenues doivent être corrélées avec le degré d'érection observé. Si les vitesses systoliques maximales sont normales, les vitesses diastoliques finales doivent être évaluées, celles supérieures à 5 cm/s étant associées à la dysfonction érectile veinogénique.[1]

5 Signes paracliniques associés à cet examen

Aucun signe paraclinique n'a été associé à cet examen.

6 Références[modifier | w]

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5 Maitê Aline Vieira Fernandes, Luis Ronan Marquez Ferreira de Souza et Luciano Pousa Cartafina, « Ultrasound evaluation of the penis », Radiologia Brasileira, vol. 51, no 4,‎ , p. 257–261 (ISSN 1678-7099, PMID 30202130, Central PMCID 6124582, DOI 10.1590/0100-3984.2016.0152)

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Signes paracliniques associés à cet examen

Aucun signe paraclinique n'a été associé à cet examen.