Utilisatrice:Nathalie Dubeau-Racine/Brouillons/Dépression majeure

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Dépression majeure
Maladie
Caractéristiques
Signes Signe clinique
Symptômes
Symptôme
Diagnostic différentiel
Trouble d'adaptation, Schizophrénie, Anémie, Trouble dysphorique prémenstruel, Troubles anxieux, Troubles neuro-cognitifs, Syndrome de fatigue chronique, Dysélectrolytémies, Deuil normal, Deuil pathologique, Trouble schizo-affectif, Trouble dépressif persistant, Dysthyroïdies, Encéphalopathies
Informations
Wikidata ID Q211022

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La section obligatoire Définition ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section contient la définition du concept et devrait se résumer à quelques phrases au maximum : il ne s'agit pas d'une introduction. S'il existe des pages alternatives ou des nuances qui seraient susceptibles d'intéresser le lecteur, elles seront mentionnées dans cette section avec des liens. Le format attendu est le texte.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
Une erreur fréquente est de mettre des signes, des symptômes et le traitement dans l'introduction. Dans un soucis de concision, et considérant que votre page sera consultée autant sur ordinateur que sur les téléphones intelligents, la définition sert à définir à la manière d'un dictionnaire.
Exemple:
 
L'appendicite est l'inflammation et l'infection de l'appendice.

La dépression est un trouble de l'humeur qui provoque un sentiment persistant de tristesse et de perte d'intérêt.[1][2]

Les caractéristiques communes de tous les troubles dépressifs sont la tristesse, le vide ou l'humeur irritable, accompagnés de changements somatiques et cognitifs qui affectent de manière significative la capacité de l'individu à fonctionner.[3][4]

En raison de fausses perceptions, près de 60 % des personnes souffrant de dépression ne consultent pas un médecin. Beaucoup pensent que la stigmatisation d'un trouble de santé mentale n'est pas acceptable dans la société et peut entraver la vie personnelle et professionnelle. Il existe de bonnes preuves indiquant que la plupart des antidépresseurs fonctionnent, mais la réponse individuelle au traitement peut varier. [4]

1 Épidémiologie[modifier | w]

La section facultative Épidémiologie ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section contient les données épidémiologiques sur la maladie (ex. incidence, prévalence, coûts en hospitalisation, proportion d'hommes-femmes, régions où la prévalence est plus élevée, etc.). Chaque donnée épidémiologique doit être appuyée par une référence. Idéalement, des statistiques canadiennes et québécoises sont mentionnées lorsque disponibles.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
Les facteurs de risque ne sont pas présentés ici, mais bien dans la sous-section Facteurs de risque (Présentation clinique). Le pronostic et l'évolution naturelle de la maladie sont décrits dans la section Évolution.
Exemple:
 
La FRP est une maladie relativement rare qui affecte le plus souvent les patients âgés de 40 à 60 ans. Une prédominance masculine est observée avec un ratio H : F estimé à environ 2:1 ou 3:1. L'incidence de la FRP est inconnue, mais est estimée à 1 pour 200 000 à 500 000 par an.

La prévalence sur douze mois du trouble dépressif majeur est d'environ 7 %, avec des différences marquées selon le groupe d'âge. La prévalence chez les personnes âgées de 18 à 29 ans est trois fois plus élevée que la prévalence chez les personnes âgées de 60 ans ou plus. Les femmes connaissent des taux de 1,5 à 3 fois plus élevés que les hommes à partir du début de l'adolescence. Aux États-Unis, la dépression touche près de 17 millions d'adultes, mais ces chiffres sont largement sous-estimés, car beaucoup n'ont même pas consulté un médecin.[4]

2 Étiologies[modifier | w]

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Description: Cette section décrit les étiologies de la maladie, c'est-à-dire ce qui cause la maladie (ex. le diabète de type 2 cause la néphropathie diabétique). Les étiologies doivent être identifiées avec le modèle Étiologie.
Formats:Texte, Liste à puces, Tableau
Balises sémantiques: Étiologie
Commentaires:
 
  • Attention ! Les facteurs de risque et les étiologies d'une maladie ne sont pas synonymes. Les étiologies sont ce qui causent la maladie, alors que les facteurs de risque prédisposent. Prenons l'exemple de l'infarctus du myocarde. Parmi les étiologies de l'infarctus du myocarde, on retrouve la thrombose coronarienne, la dissection coronarienne et le vasospasme. Parmi les facteurs de risque de l'infarctus du myocarde, on retrouve le diabète, l'hypertension artérielle, la sédentarité, l'obésité, le tabagisme, etc.
  • Le format attendu est le texte, la liste à puce ou le tableau. S'il y a quelques étiologies, le format texte est à privilégier. S'il y a de multiples étiologies, la liste à puce est à privilégier, précédée par une courte phrase introductive suivie d'un deux-points. S'il y a des catégories d'étiologies avec de multiples étiologies, le tableau est à privilégier. Bref, si vous considérez que la structure est trop complexe, souvent le tableau est l'idéal. Sinon, privilégiez les formats simples, car l'affichage est meilleur pour les téléphones intelligents en format texte et liste à puce.
  • Si disponible, il est intéressant d'ajouter la fraction étiologique à l'intérieur du modèle Facteur de risque.
Exemple:
 
Parmi les étiologies les plus courantes d'occlusion de l'intestin grêle, on retrouve :
  • les adhérences post-chirurgicales [Étiologie] (la plus fréquente)
  • les néoplasies abdominales [Étiologie]
  • les hernies incarcérées [Étiologie]
  • les maladies inflammatoires de l'intestin [Étiologie] (Crohn)
  • l'impaction fécale [Étiologie]
  • les corps étrangers [Étiologie]
  • les abcès intra-péritonéaux [Étiologie]
  • le volvulus [Étiologie].
Les étiologies de l'infarctus du myocarde comprennent la thrombose coronarienne [Étiologie], la dissection coronarienne [Étiologie] et le vasospasme coronarien [Étiologie].

L'étiologie du trouble dépressif majeur est multifactorielle avec des facteurs génétiques et environnementaux jouant un rôle. Les parents au premier degré des personnes déprimées sont environ 3 fois plus susceptibles de développer une dépression que la population générale ; cependant, la dépression peut survenir chez les personnes sans antécédents familiaux de dépression.[5][6][4]

Certaines données suggèrent que les facteurs génétiques jouent un rôle moindre dans la dépression tardive que dans la dépression précoce. Il existe des facteurs de risque biologiques potentiels qui ont été identifiés pour la dépression chez les personnes âgées. Les maladies neurodégénératives (en particulier la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson), les accidents vasculaires cérébraux, la sclérose en plaques, les troubles épileptiques, le cancer, la dégénérescence maculaire et la douleur chronique ont été associés à des taux plus élevés de dépression. Les événements de la vie et les tracas agissent comme des déclencheurs du développement de la dépression. Les événements traumatisants, tels que le décès ou la perte d'un être cher, le manque ou la réduction du soutien social, le fardeau des aidants, les problèmes financiers, les difficultés interpersonnelles et les conflits sont des exemples de facteurs de stress pouvant déclencher la dépression.

3 Physiopathologie[modifier | w]

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Description: La physiopathologie traite des mécanismes biologiques qui conduisent à l'apparition d'une maladie.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
L'histopathologie doit figurer dans la section Examen paraclinique, et non dans la section Physiopathologie.
Exemple:
 
Le VIP est une neurohormone composée de 28 acides aminés et appartenant à la famille des sécrétines-glucagon. Il est produit dans le système nerveux central ainsi que dans les neurones des voies gastro-intestinales, respiratoires et urogénitales. Il agit, via l'expression d'adénylate cyclase cellulaire (AMPc), à titre de vasodilatateur et de régulateur de l'activité des muscles lisses, de stimulateur de la sécrétion d'eau et d'électrolytes par le tractus intestinal, d'inhibiteur de la sécrétion d'acide gastrique et de promoteur du flux sanguin principalement dans le tractus gastro-intestinal. L'ensemble de ces éléments peuvent entraîner une hypokaliémie, une hyperglycémie, une hypomagnésémie et une hypercalcémie qui sont habituellement responsables de la présentation clinique.

La physiopathologie sous-jacente du trouble dépressif majeur n'a pas été clairement définie. Les preuves actuelles indiquent une interaction complexe entre la disponibilité des neurotransmetteurs et la régulation et la sensibilité des récepteurs sous-jacents aux symptômes affectifs.[4]

Les essais cliniques et précliniques suggèrent qu'une perturbation de l'activité de la sérotonine (5-HT) du système nerveux central est un facteur important. Les autres neurotransmetteurs impliqués comprennent la noradrénaline (NE), la dopamine (DA), le glutamate et le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF).[4]

Le rôle de l'activité 5-HT du SNC dans la physiopathologie du trouble dépressif majeur est suggéré par l'efficacité thérapeutique des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRSS). Les résultats de la recherche impliquent un rôle dans la régulation des récepteurs neuronaux, la signalisation intracellulaire et l'expression des gènes au fil du temps, en plus d'une meilleure disponibilité des neurotransmetteurs.?

Le trouble affectif saisonnier est une forme de trouble dépressif majeur qui survient généralement en automne et en hiver et se résout au printemps et en été. Des études suggèrent que le trouble affectif saisonnier est également médié par des altérations des niveaux de 5-HT dans le SNC et semble être déclenché par des altérations du rythme circadien et de l'exposition au soleil.[4]

Les lésions vasculaires peuvent contribuer à la dépression en perturbant les réseaux neuronaux impliqués dans la régulation des émotions, en particulier les voies frontostriatales qui relient le cortex préfrontal dorsolatéral, le cortex orbitofrontal, le cingulaire antérieur et le cingulaire dorsal. D'autres composants des circuits limbiques, en particulier, l'hippocampe et l'amygdale, ont été impliqués dans la dépression.[4]

4 Présentation clinique[modifier | w]

La section obligatoire Présentation clinique ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section contient la sous-section optionnelle Facteurs de risque et les sous-sections obligatoires Questionnaire et Examen clinique.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
  • La section Présentation clinique ne sert qu'à accueillir ces trois sous-sections : aucune information ne doit se retrouver entre le titre de section Présentation clinique et les autres sous-titres. Ce sont les sous-sections qui doivent être détaillées.
  • Une erreur fréquente est de laisser les facteurs de risque, le questionnaire et l'examen physique en un ou des paragraphes dans la section Présentation clinique, mais de ne pas détailler les sous-sections Facteurs de risque, Questionnaire et Examen clinique.
Exemple:
 
  • Présentation clinique
    • (Aucun texte)
    • Facteurs de risque
      • (Texte)
    • Questionnaire
      • (Texte)
    • Examen clinique
      • (Texte)

L'enquête sur les symptômes dépressifs commence par des enquêtes sur les symptômes neurovégétatifs qui incluent des changements dans les habitudes de sommeil, l'appétit et les niveaux d'énergie. Les réponses positives devraient susciter des questions supplémentaires axées sur l'évaluation de la présence des symptômes qui sont le diagnostic de la dépression majeure. Ce sont les 9 symptômes répertoriés dans le DSM-5. Cinq doivent être présents pour poser le diagnostic (l'un des symptômes doit être une humeur dépressive ou une perte d'intérêt ou de plaisir) : [4]

  • Trouble du sommeil
  • Réduction d'intérêt/plaisir
  • Sentiment de culpabilité ou pensées d'inutilité
  • Changements énergétiques/fatigue
  • Troubles de la concentration/attention
  • Changements d'appétit/de poids
  • Troubles psychomoteurs
  • Pensées suicidaires
  • Humeur dépressive[4].


Tous les patients souffrant de dépression doivent être évalués au niveau du risque suicidaire. Tout risque de suicide doit faire l'objet d'une attention immédiate pouvant inclure une hospitalisation ou une surveillance étroite et fréquente.[4]

D'autres domaines d'investigation incluent : [4]

  • Antécédents médicaux et antécédents médicaux familiaux et médicaments actuels
  • Antécédents sociaux avec un accent sur les facteurs de stress et la consommation de drogues et d'alcool
  • Antécédents et examen physique pour écarter les causes organiques de la dépression. Les symptômes dépressifs et leur gravité sont également évalués à l'aide de questionnaires, tels que le Beck's Depression Inventory (BDI), l'échelle de dépression de Hamilton (Ham-D) et l'échelle de dépression d'auto-évaluation de Zung[4].

4.1 Facteurs de risque[modifier | w]

La section facultative Facteurs de risque ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section contient les facteurs de risque de la maladie. Ces facteurs de risque peuvent être des maladies, des anomalies génétiques, des caractéristiques individuelles (l'âge, le sexe, l'origine ethnique, un certain type d'alimentation), etc.
Formats:Liste à puces, Tableau
Balises sémantiques: Facteur de risque
Commentaires:
 
  • Il est obligatoire d'utiliser des propriétés sémantiques de type Facteur de risque pour les énumérer.
  • Attention de ne pas confondre les étiologies avec les facteurs de risque. Les étiologies sont ce qui cause la maladie, alors que les facteurs de risque prédisposent.
  • Le format attendu est la liste à puce simple, qui doit toujours être précédée d'une phrase introductive et d'un deux-point.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur du modèle Facteur de risque (prévalence, RR, rapport de cote, risque attribuable, etc.).
  • Privilégiez la liste à puce aux tableaux. Les deux formes sont acceptées.
Exemple:
 
Les facteurs de risque de l'infarctus du myocarde sont :
  • l'obésité [Facteur de risque]
  • l'hypertension artérielle [Facteur de risque]
  • le tabagisme [Facteur de risque]
  • le diabète [Facteur de risque].

4.2 Questionnaire[modifier | w]

La section obligatoire Questionnaire ne contient pour le moment aucune information.
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Description: Cette section traite des symptômes à rechercher à l'anamnèse (questionnaire). Les symptômes sont ressentis et exprimés par les patients.
Formats:Liste à puces
Balises sémantiques: Symptôme, Élément d'histoire
Commentaires:
 
  • Cette section doit faire l'usage de propriétés sémantiques de type Symptôme et Élément d'histoire lors de l'énumération de ces éléments.
  • Attention de ne pas confondre les signes et les symptômes. Les signes sont objectivées à l'examen physique alors que les symptômes sont relatées par le patient.
    • La dyspnée est un symptôme, alors que la tachypnée est un signe.
    • La tachycardie est un signe, alors que la palpitation est un symptôme.
    • Rarement, certains éléments peuvent être à la fois des signes ET des symptômes. Par exemple, la fièvre peut être mesurée par le patient et figurer au questionnaire.
  • Dans les modèles sémantiques, insérez un symptôme par modèle (ne pas regrouper). Par exemple, la nausée et les vomissements doivent être mis dans deux modèles distincts.
  • N'utilisez pas de tableau pour cette section : utilisez plutôt un texte ou une liste à puce. Il faut garder les tableaux pour les sections qui en nécessitent le plus dans le but de ne pas surcharger la page.
  • Les facteurs de risque sont déjà présents dans la section du même nom. Il est inutile de le mentionner de nouveau dans la section Questionnaire.
  • Si vous désirez discuter de la manière de distinguer certains diagnostics différentiels au questionnaire, il est préférable d'utiliser la section Approche clinique ou de créer/améliorer une page de type Approche clinique.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur des modèles Symptôme et Élément d'histoire (prévalence, sensibilité, spécificité, etc.).
Exemple:
 
Les symptômes de l'infarctus du myocarde sont :
  • une douleur thoracique [symptôme] de type serrement irradiant dans le bras gauche ou dans la mâchoire
  • des nausées [symptôme]
  • des sueurs [symptôme]
  • de la dyspnée [symptôme].

D'autres éléments à rechercher au questionnaire de l'infarctus sont :

  • la prise récente d'inhibiteur de la PDE [ne pas mettre de modèle Symptôme]
  • la prise récente de cocaïne [ne pas mettre de modèle Symptôme]
  • des palpitations (pourrait signaler des arythmies malignes) [ne pas mettre de modèle Symptôme].

Il est parfois pertinent de mentionner des symptômes qui sont absents, comme dans la pharyngite à streptocoque. Les symptômes de la pharyngite à streptocoque sont :

  • l'odynophagie [symptôme]
  • la fièvre [symptôme]
  • l'absence de rhinorrhée [symptôme]
  • l'absence de changement de la voix [symptôme]
  • l'absence de toux [symptôme].

4.3 Examen clinique[modifier | w]

La section obligatoire Examen clinique ne contient pour le moment aucune information.
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Description: Cette section traite des signes à rechercher lors de l'examen clinique.
Formats:Liste à puces
Balises sémantiques: Examen clinique, Signe clinique
Commentaires:
 
  • Cette section doit faire l'usage de propriétés sémantiques de type Signe clinique lors de l'énumération de ces éléments ainsi que des propriétés de type Examen clinique.
  • Dans certains cas, les signes peuvent être d'autres maladies (voir la section Exemple).
  • Ne pas mettre de symptôme dans l'examen clinique. Les signes cliniques sont objectivés à l'examen physique par le clinicien.
    • La dyspnée est un symptôme, alors que la tachypnée est un signe.
    • La tachycardie est un signe, alors que la palpitation est un symptôme.
    • Rarement, certains éléments peuvent être à la fois des signes ET des symptômes. Par exemple, la fièvre peut être mesurée par le patient et figurer au questionnaire.
  • La liste à puce est le format à privilégier : rarement, un tableau peut être employé, mais cela est à réserver aux cas où la complexité de l'information l'exige.
  • Si vous désirez discuter de la manière de distinguer certains diagnostics différentiels à l'examen clinique, il est préférable d'utiliser la section Approche clinique ou de créer/améliorer une page de type Approche clinique.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur des modèles Examen clinique et Signe clinique (sensibilité, spécificité, VPP, VPN, etc.).
Exemple:
 
L'examen physique de l'appendicite démontrera les éléments suivants :
  • aux signes vitaux [Examen clinique] :
    • de la fièvre [Signe clinique]
    • des signes de choc septique [Signe clinique] si appendicite compliquée (tachycardie, hypotension, tachypnée)
  • à l'examen abdominal [Examen clinique]:
    • une sensibilité diffuse à la palpation (phase précoce) [Signe clinique]
    • un signe de McBurney positif (généralement un peu plus tard dans la présentation) [Signe clinique]
    • un signe de Rovsing positif [Signe clinique]
    • un ressaut positif [Signe clinique]
    • un signe du Psoas positif [Signe clinique]
    • un signe de l'obturateur positif [Signe clinique]
  • un examen gynécologique [examen clinique] normal [Signe clinique].

5 Examens paracliniques[modifier | w]

La section obligatoire Examens paracliniques ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section concerne les tests à demander lorsque la maladie est suspectée et les résultats attendus en présence de la maladie.
Formats:Liste à puces, Tableau
Balises sémantiques: Examen paraclinique, Signe paraclinique
Commentaires:
 
  • Chaque examen paraclinique doit être spécifiée à l'aide du modèle Examen paraclinique et ses résultats attendus à l'aide du modèle Signe paraclinique.
  • La liste à puce est le format à utiliser, toujours précédée d'une courte phrase introductive avec un deux-points. Parfois, présenter les examens paracliniques/signes paracliniques sous la forme d'un tableau peut-être optimal, mais cela est à réserver aux cas où la complexité de l'information l'exige.
  • Il est important d'être précis. Par exemple, « radiographie du genou » est préférable à « radiographie », « TDM abdominal avec contraste » > « TDM abdominal », etc.
  • Il est possible de mettre des examens paracliniques qui sont indiqués pour une maladie, mais qui sont normaux. Par exemple, la radiographie thoracique dans l'infarctus du myocarde, qui sert essentiellement à dépister d'autres maladies (dissection aortique, oedème pulmonaire aigu).
  • Un signe paraclinique peut être normal. Par exemple, un trou anionique normal (signe paraclinique) peut être utile dans le contexte d'une acidose métabolique.
  • Il est utile de séparer les laboratoires et les imageries en deux sous-sections distinctes.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur des modèles Examen paraclinique et Signe paraclinique (sensibilité, spécificité, VPP, VPN, etc.).
Exemple:
 
Les examens suivants sont utiles dans la démarche d'investigation du VIPome :
  • les électrolytes fécaux [Examen paraclinique] : le trou osmolaire fécal est habituellement inférieur à 50 mOsm/kg [Signe paraclinique]
  • le taux de VIP sérique [Examen paraclinique] : habituellement supérieur à 500 pg/mL [Signe paraclinique]
  • le taux de catécholamines sériques [Examen paraclinique]
  • le taux de polypeptides pancréatiques sériques [Examen paraclinique] : les polypeptides pancréatiques sériques sont habituellement augmentés [Signe paraclinique]
  • les électrolytes sériques [Examen paraclinique] : l'hypokaliémie [signe paraclinique], l'hyperchlorémie [Signe paraclinique] et l'hypercalcémie [Signe paraclinique] sont typiques
  • la glycémie [Examen paraclinique]: l'hyperglycémie [Signe paraclinique] est fréquente
  • le gaz artériel [Examen paraclinique]/ gaz veineux [Examen paraclinique] : le gaz artériel ou veineux peuvent détecter une acidose métabolique [signe paraclinique] à trou anionique normal [signe paraclinique]
  • l'ECG [examen paraclinique], si hypokaliémie ou hypercalcémie.

Le diagnostic de dépression est basé sur l'anamnèse et les résultats physiques. Aucun test de diagnostic en laboratoire n'est disponible pour diagnostiquer un trouble dépressif majeur. Les études de laboratoire sont cependant utiles pour exclure les maladies pouvant se présenter comme un trouble dépressif majeur. [7][8][9]Ces études de laboratoire peuvent inclure les éléments suivants :[4]

  • Comptage des globules sanguins (CBC)
  • Hormone thyréostimulante (TSH)
  • Vitamine B-12
  • Réagine plasmatique rapide (RPR)
  • Test VIH
  • Électrolytes, y compris les niveaux de calcium, de phosphate et de magnésium
  • Azote uréique du sang (BUN) et créatinine
  • Tests de la fonction hépatique (LFT)
  • Taux d'alcoolémie
  • Écran de toxicologie sanguine et urinaire
  • Gaz du sang artériel (ABG)
  • Test de suppression à la dexaméthasone (maladie de Cushing, mais aussi positif dans la dépression)
  • Test de stimulation à la cosyntropine (ACTH) (maladie d'Addison)
  • La tomodensitométrie (TDM) ou l'imagerie par résonance magnétique (IRM) du cerveau doivent être envisagées si le syndrome cérébral organique ou l'hypopituitarisme est inclus dans le diagnostic différentiel[4].

6 Approche clinique[modifier | w]

La section facultative Approche clinique ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Alors que les sections Questionnaire, Examen clinique et Examens paracliniques servent à énumérer, cette section sert à intégrer tous ces éléments pour discuter du raisonnement du clinicien. C'est en quelque sorte la manière dont les cliniciens réfléchissent lorsque confrontés à cette maladie : c'est la section par excellence pour l'enseignement.
Formats:Texte, Liste à puces, Tableau
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
  • C'est la seule section dans laquelle on peut répéter des informations qui ont déjà été mentionnées auparavant.
  • L'utilisation du modèle Flowchart (diagramme) est encouragée. Voir Aide:Diagramme.
  • Le format attendu est libre (texte, liste, tableau, diagramme).
Exemple:
 

7 Diagnostic[modifier | w]

La section facultative Diagnostic ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section traite de la manière dont on peut diagnostiquer une maladie en tenant compte de l'histoire, de l'examen clinique et des investigations. C'est dans cette section que se retrouveront les critères permettant d'infirmer ou de confirmer la présence de la maladie (lorsqu'ils existent).
Formats:Texte, Liste à puces, Tableau
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
  • Si des critères diagnostiques précis et officiels existent, cette section sert à les répertorier.
  • Si la forme des critères diagnostiques est complexe, il est possible de présenter l'information sous forme de tableau. La liste à puce est néanmoins à privilégier.
Exemple:
 
L'asystolie est un diagnostic électrocardiographique. L'absence d'activité électrique chez un patient inconscient sans pouls permet de confirmer le diagnostic, tout en s'assurant qu'il n'y a pas de cable débranché et que la calibration du moniteur est adéquate.

Selon le Fourth Universal Definition of Myocardial Infarction, l'infarctus aigu du myocarde est diagnostiqué lorsqu'il y a :

  • une blessure myocardique aiguë
  • des évidences cliniques d'ischémie aiguë du myocarde
  • avec une élévation et/ou baisse des troponines sériques (avec au moins une valeur au-dessus du 99e percentile) et au moins un des éléments suivants :
    • des symptômes compatibles avec l'ischémie myocardique
    • un changement ischémique de novo à l'ECG
    • une apparition d'ondes Q pathologiques
    • une évidence à l'imagerie de nouvelles pertes de myocardes viables
    • une évidence à l'imagerie de nouvelles pertes de mobilité régionale de la contractilité
    • une identification d'un thrombus coronarien par angiographie ou autopsie.

8 Diagnostic différentiel[modifier | w]

Le diagnostic différentiel de la dépression majeure inclut [4]:

9 Traitement[modifier | w]

La section obligatoire Traitement ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section décrit le traitement de la maladie.
Formats:Liste à puces, Tableau, Texte
Balises sémantiques: Traitement, Traitement pharmacologique
Commentaires:
 
  • Chaque traitement (et son indication) doit être spécifié à l'aide d'une propriété sémantique de type Traitement.
  • La liste à puce et le tableau sont les formats à privilégier.
  • La liste à puce doit toujours être précédée d'une courte phrase introductive avec un deux-points.
  • Il faut garder en tête lorsqu'on écrit cette section que le clinicien qui consulte cette page doit être en mesure de retrouver l'information dont il a besoin rapidement. La division de l'information doit tenir compte de cette contrainte.
  • Chaque traitement (et son indication) doit être spécifié à l'aide d'une propriété sémantique de type Traitement. Si disponible, ajoutez les données épidémiologiques dans le modèle sémantique du traitement par rapport à l'efficacité du traitement (RRA, RRR, NNT, NNH, etc.).
  • Indiquez la posologie des médicaments ainsi que la durée du traitement. Les posologies de médicaments doivent être systématiquement référencées. Un médicament mentionné sans la posologie a une utilité limitée pour le clinicien qui visite la page.
  • Si un traitement approprié de la maladie est une procédure, ne décrivez pas cette procédure dans la section traitement.
    • Ne décrivez pas comment on installe un drain thoracique dans le pneumothorax. La technique d'installation du drain thoracique sera détaillée sur une page de type Procédure. Tenez-vous en à l'indication de la procédure pour la présente maladie. Par exemple, le drain thoracique est indiqué en présence d'un pneumothorax de > 3 cm.
    • Ne détaillez pas l'onyxectomie dans la page sur l'ongle incarné. Dites plutôt que l'onyxectomie est appropriée dans l'ongle incarné dans les situations XYZ.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur du modèle Traitement (NNH, NNT, RRR, RRA, etc.).
Exemple:
 

Seuls les médicaments et la psychothérapie brève (thérapie cognitivo-comportementale, thérapie interpersonnelle) peuvent soulager les symptômes dépressifs. La thérapie combinée a également été associée à des taux d'amélioration significativement plus élevés des symptômes dépressifs, à une amélioration de la qualité de vie et à une meilleure observance du traitement. Il existe également un soutien empirique pour la capacité de la TCC à prévenir les rechutes.[10][11][4]

La thérapie par électrochocs est utile pour les patients qui ne répondent pas bien aux médicaments ou qui sont suicidaires.[12][1][4]

9.1 Médicaments[modifier | w]

  • Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRSS)
  • Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine/noradrénaline (IRSN)
  • Antidépresseurs atypiques
  • Modulateurs d'activité sérotonine-dopamine (SDAM)
  • Antidépresseurs tricycliques (ATC)
  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)
  • Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRSS) : Les IRSS présentent l'avantage d'une facilité de dosage et d'une faible toxicité en cas de surdosage. Ce sont également les médicaments de première intention pour la dépression tardive.
  • Les IRSS comprennent : citalopram, escitalopram, fluoxetine, fluvoxamine, paroxetine, sertraline, vilazodone, vortioxetine
  • Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine/noradrénaline (IRSN) : les IRSN, qui comprennent la venlafaxine, la desvenlafaxine, la duloxétine et le lévomilnacipran, peuvent être utilisés comme agents de première intention, en particulier chez les patients présentant des syndromes de fatigue ou de douleurs importantes associées à l'épisode de dépression. Les IRSN ont également un rôle important en tant qu'agents de deuxième intention chez les patients qui n'ont pas répondu aux IRSS.
  • Antidépresseurs atypiques : les antidépresseurs atypiques comprennent le bupropion, la mirtazapine, la néfazodone et la trazodone. Ils se sont tous avérés efficaces en monothérapie dans le trouble dépressif majeur et peuvent être utilisés en thérapie combinée pour les dépressions plus difficiles à traiter.
  • Modulateurs d'activité sérotonine-dopamine (SDAM) : les SDAM comprennent le brexpiprazole et l'aripiprazole. Les SDAM agissent comme agonistes partiels des récepteurs 5-HT1A et dopamine D2 à une puissance similaire, et comme antagonistes des récepteurs 5-HT2A et noradrénaline alp.
  • Antidépresseurs tricycliques (TCAS) : les ATC comprennent les éléments suivants : amitriptyline, clomipramine, désipramine, doxépine, imipramine, nortriptyline, protriptyline, trimipramine. Les ATC ont une longue histoire d'efficacité dans le traitement de la dépression. Ils sont moins utilisés en raison de leur profil d'effets secondaires et de leur toxicité considérable en cas de surdosage.
  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : les IMAO comprennent l'isocarboxazide, la phénelzine, la sélégiline et la tranylcypromine. Ces agents sont largement efficaces dans un large éventail de troubles affectifs et anxieux. En raison du risque de crise hypertensive, les patients sous ces médicaments doivent suivre un régime pauvre en tyramine. D'autres effets indésirables peuvent inclure l'insomnie, l'anxiété, l'orthostase, la prise de poids et la dysfonction sexuelle.[4]

Lignes de traitement[13]:

9.2 Sélection de la thérapie en fonction des caractéristiques cliniques[13][modifier | w]

  • Avec anxiété : utiliser un antidépresseur avec une efficacité démontrée pour le trouble d'anxiété généralisée.
  • Avec composantes psychotiques : utiliser un antidépresseur en combinaison avec un antipsychotique
  • Avec troubles du sommeil : agomelatine (1), mirtazapine (2), quetiapine (2), trazodone (2)
  • Avec de la douleur : duloxetine (1) ou autres IRNS
  • Avec de la fatigue : bupropion (1) ou ISRS (2)
  • Avec des troubles cognitifs : Vortioxetine (Level 1), Bupropion (Level 2), Duloxetine (Level 2), ISRS (Level 2), Moclobemide (Level 3)

9.3 Sélection de la thérapie en fonction du profil d'effet secondaire[13][modifier | w]

  • Bupropion (Wellbutrin)
    • Avantages : cause moins de dysfonction sexuelle, de gain de poids et de sédation.
    • Contre-indiqués chez les patients avec une histoire d'épilepsie, AVC, tumeur, TCC ou neurochirurgie
    • Non recommandé dans les troubles anxieux vu l'effet stimulant
  • Mirtazapine (Remeron)
    • Avantages : peut aider l'insomnie, l'agitation ou l'inappétence
  • Trazodone (Desyrel)
    • Utilisé pour l'insomnie en conjonction avec un autre anti-dépresseur
  • Sertraline (Zoloft)
    • Peu d'interaction et neutre sur la sédation
  • Citalopram (Celexa)
    • Peu d'interaction et neutre sur la sédation
  • Escitalopram (Cipralex)
    • Peu d'interaction et neutre sur la sédation
  • Fluoxetine (Prozac)
    • Activateur ++, prendre le matin
  • Paroxetine (Paxil)
    • Activateur ++, prendre le matin
  • Fluvoxamine (Luvox)
    • Sédatif, prendre le soir
  • Dysfonction sexuelle
    • Plus de dysfonction sexuelle : escitalopram, paroxetine
    • Moins de dysfonction sexuelle : bupropion, agomelatine, mirtazapine, vilazodone, vortioxetine

9.4 Sélection de la thérapie en fonction de la supériorité démontrée[modifier | w]

Niveau 1 d'évidence : escitalopram, mirtazapine, sertraline, venlafaxine[13]

Niveau 2 d'évidence : citalopram, agomelatine[13]

9.5 Sélection de la thérapie en fonction du potentiel d'interaction médicamenteuse[modifier | w]

  • Risque faible d'interaction avec d'autres médicaments[13]
    • Anti-dépresseurs[13]
      • Citalopram
      • Desvenlafaxine
      • Escitalopram
      • Mirtazapine
      • Venlafaxine
    • Anti-psychotiques
      • Paliperidone
  • Risque modéré[13]
    • Anti-dépresseurs
      • Bupropion
      • Duloxetine
      • Sertraline
      • Agomelatine
      • Levomilnacipran
      • Vilazodone
      • Vortioxetine
    • Anti-psychotiques
      • Aripiprazole
      • Olanzapine
      • Risperidone
  • Risque élevé[13]
    • Anti-dépresseurs
      • Fluoxetine
      • Fluvoxamine
      • Paroxetine
      • Moclobemide
      • Selegiline
    • Anti-psychotiques
      • Clozapine
      • Lurasidone
      • Quetiapine

9.6 Effets secondaires sérieux des anti-dépresseurs[modifier | w]

  • Allongement du QTc[13]
    • Risque très faible de torsade de pointes et d'autres arythmies s'il n'y a pas d'autres médicaments ou conditions qui allongent le QTc avec l'utilisation d'anti-dépresseurs à dose thérapeutique.
  • Augmentation du risque de chute et de fracture[13]
    • Particulièrement chez les patients âgés dans les 6 premières semaines de traitement
  • Hyponatrémie[13]
    • Particulièrement chez les patients âgés
  • Augmentation des saignements gastro-intestinaux[13]
    • Via l'inhibition de l'agrégation plaquettaire (altération des récepteurs à sérotonine sur les plaquettes)
    • Le risque de saignements gastro-intestinaux augmente du double s'il y a utilisation concomitante d'AINS.
    • Le risque revient près de la normale si utilisation d'un IPP.
  • Élévation des enzymes hépatiques[13]
    • Test de routine non nécessaire

9.7 Monitoring de la thérapie[modifier | w]

  • CANMAT recommande d'augmenter la dose d'anti-dépresseur pour ceux qui ne se sont pas améliorés à 2-4 semaines si le médicament est bien toléré.[13]
  • CANMAT recommande de changer de molécule à 2-4 semaines dans les circonstances suivantes :[13]
    • C'est la première molécule tentée.
    • Les effets secondaires sont mal tolérés.
    • Il y a peu de réponse (< 25 %) avec l'anti-dépresseur initial.
    • Le patient préfère changer de médicament.
    • Les symptômes ne sont pas sévères.
  • CANMAT recommande d'ajouter un traitement de combinaison dans les circonstances suivantes :[13]
    • Deux anti-dépresseurs ou plus ont été tentés.
    • L'anti-dépresseur initial est bien toléré.
    • Il y a une réponse partielle à l'anti-dépresseur initial (> 25 %).
    • L'impact fonctionnel est sévère ou les symptômes sont sévères.
    • Le patient préfère ajouter un médicament plutôt que de changer de médicament.
    • Il y a certains symptômes résiduels avec l'anti-dépresseur initial qu'on croit pouvoir cibler avec la molécule que l'on désire ajouter.

9.8 Traitement de combinaison[modifier | w]

  • Première ligne[13]
    • Niveau 1 d'évidence
      • Aripiprazole (2-15 mg)
      • Quetiapine (150-300 mg)
      • Risperidone (1-3 mg)
  • Deuxième ligne[13]
    • Niveau 1 d'évidence
      • Brexpiprazole
      • Olanzapine
    • Niveau 2 d'évidence
      • Bupropion
      • Lithium
      • Mirtazapine
      • Modafinil
      • Triiodothyronine
  • Troisième ligne[13]
    • Autres anti-dépresseurs
    • Autres stimulants
    • Anti-dépresseurs tricycliques
    • Ziprasidone

9.9 Durée de la thérapie[13][modifier | w]

  • Pour ceux sans facteur de risque, il est recommandé de poursuivre le traitement pour 6-9 mois après la rémission des symptômes.
  • Pour ceux avec facteur de risque de récurrence, il est recommandé de continuer le traitement pour 2 ans ou plus.

9.10 Arrêt de la thérapie[13][modifier | w]

  • Diminuer progressivement sur plusieurs semaines les anti-dépresseurs.
  • Si arrêt subit, il est possible que le patient ressente les symptômes suivants (40 % des cas environ) :
    • Symptômes d'allure gripaux
    • Insomnie
    • Nausée
    • Agitation
    • Trouble de l'équilibre
    • Trouble sensitif

9.11 Psychothérapie[modifier | w]

La thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie interpersonnelle sont des psychothérapies fondées sur des preuves qui se sont avérées efficaces dans le traitement de la dépression.[4]

9.11.1 Thérapie cognitivo-comportementale[modifier | w]

La TCC est une forme de thérapie structurée et didactique qui vise à aider les individus à identifier et à modifier les schémas de pensée et de comportement inadaptés (16 à 20 séances). Il est basé sur la prémisse que les patients déprimés présentent la « triade cognitive » de la dépression, qui comprend une vision négative d'eux-mêmes, du monde et de l'avenir. Les patients souffrant de dépression présentent également des distorsions cognitives qui aident à maintenir leurs croyances négatives. La TCC pour la dépression comprend généralement des stratégies comportementales (c'est-à-dire la planification d'activités), ainsi qu'une restructuration cognitive pour modifier les pensées automatiques négatives et traiter les schémas inadaptés.[4]

Il existe des preuves soutenant l'utilisation de la TCC avec des personnes de tous âges. Il est également considéré comme efficace pour la prévention des rechutes. Il est particulièrement utile pour les patients âgés, qui peuvent être plus sujets aux problèmes ou aux effets secondaires des médicaments. [4]

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT) a été conçue pour réduire les rechutes chez les personnes qui ont été traitées avec succès pour un épisode de trouble dépressif majeur récurrent. La principale composante du traitement est la formation à la pleine conscience. MBCT se concentre spécifiquement sur les processus de pensée ruminative comme étant un facteur de risque de rechute. La recherche indique que la MBCT est efficace pour réduire le risque de rechute chez les patients souffrant de dépression récurrente, en particulier chez ceux présentant les symptômes résiduels les plus graves.

9.11.2 Thérapie interpersonnelle[modifier | w]

La thérapie interpersonnelle (TPI) est un traitement limité dans le temps (généralement 16 séances) pour le trouble dépressif majeur. L'IPT s'inspire de la théorie de l'attachement et met l'accent sur le rôle des relations interpersonnelles, en se concentrant sur les difficultés interpersonnelles actuelles. Les domaines d'intérêt spécifiques incluent le deuil, les conflits interpersonnels, les transitions de rôle et les déficits interpersonnels.[4]

9.12 Thérapie par électrochocs[modifier | w]

L'ECT est un traitement très efficace contre la dépression. Le début d'action peut être plus rapide que celui des traitements médicamenteux, avec un bénéfice souvent observé dans la semaine suivant le début du traitement. Un cours d'ECT (généralement jusqu'à 12 séances) est le traitement de choix pour les patients qui ne répondent pas au traitement médicamenteux, qui sont psychotiques, ou qui sont suicidaires ou dangereux pour eux-mêmes. Ainsi, les indications pour l'utilisation de l'ECT sont les suivantes :[4]

  • Nécessité d'une réponse antidépressive rapide  Échec des thérapies médicamenteuses
  • Historique d'une bonne réponse à l'ECT
  • Préférence du patient
  • Risque élevé de suicide
  • Risque élevé de morbi-mortalité médicale[4]

Bien que les progrès de l'anesthésie brève et de la paralysie neuromusculaire aient amélioré la sécurité et la tolérance de l'ECT, cette modalité présente de nombreux risques, notamment ceux associés à l'anesthésie générale, à la confusion post-critique et, plus rarement, aux troubles de la mémoire à court terme. [4]

10 Suivi[modifier | w]

La section facultative Suivi ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section traite du suivi de la maladie.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
  • Est-ce que la patient aura besoin d'être revu dans X semaines ?
  • Quels doivent être les consignes données au patient ?
  • Cette section peut également traiter du suivi intrahospitalier.
  • Quels sont les éléments cliniques (signes/symptômes) et paracliniques (imagerie et laboratoire) à répéter ? À quelle fréquence ? Pour quelle raison ?
Exemple:
 

11 Complications[modifier | w]

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Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section traite des complications possibles de la maladie.
Formats:Liste à puces, Texte
Balises sémantiques: Complication
Commentaires:
 
  • Chaque complication doit être spécifiée à l'aide du modèle Complication.
  • Si possible, veuillez ajouter la fréquence des complications.
  • Ne pas mentionner les complications de la procédure ou du traitement sur la page de la maladie.
    • Sur une page de tendinite, ne pas mettre dans les complications que l'ulcère d'estomac est une complication de la prise d'anti-inflammatoire. Cette complication figure seulement sur la page de type Médicament dans les effets indésirables.
    • Sur la page de l'appendicite, on ne nomme pas les complications de l'appendicectomie, mais seulement celles de l'appendicite. Les complications de l'appendicectomie sont décrites sur une page de type Procédure d'appendicectomie.
  • Ne pas confondre les facteurs de risque, les étiologies, les complications et le diagnostic différentiel. Les complications, ce sont les autres maladies qui se développent si on ne traite pas la maladie.
  • Le format attendu est la liste à puce, précédé d'une courte phrase introductive et d'un deux-points.
  • Si disponible, il est pertinent d'ajouter les données épidémiologiques à l'intérieur du modèle Complication (risque relatif, etc.).
Exemple:
 
Les complications de l'infarctus du myocarde sont :
  • la rupture d'un pilier mitral [Complication]
  • l'oedème aiguë du poumon [Complication]
  • la tachycardie ventriculaire [Complication]
  • le bloc AV de haut grade [Complication].

12 Évolution[modifier | w]

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Description: Cette section contient le pronostic et évolution naturelle de la maladie. Le pronostic est lié à la survie du patient atteint de la maladie. L'évolution naturelle est la manière dont évoluera la maladie du patient dans le temps.
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
Exemple:
 
La dissection aortique est associée une mortalité très élevée. Au moins 30% des patients décèdent après leur arrivée à l'urgence, et ce, même après une intervention chirurgicale. Pour ceux qui survivent à la chirurgie, la morbidité est également très élevée et la qualité de vie est mauvaise. La mortalité la plus élevée d'une dissection aortique aiguë est dans les 10 premiers jours. Les patients qui ont une dissection chronique ont tendance à avoir un meilleur pronostic, mais leur espérance de vie est raccourcie par rapport à la population générale.[1] Sans traitement, la mortalité est de 1 à 3% par heure au cours des 24 premières heures, 30% à une semaine, 80% à deux semaines et 90% à un an.

La dépression majeure a une morbidité et une mortalité très élevées qui contribuent à des taux élevés de suicide. Même si un traitement médicamenteux efficace est disponible, près de 50 % peuvent ne pas répondre initialement. La rémission complète n'est pas courante, mais au moins 40% obtiennent une rémission partielle en 12 mois.[4]

Cependant, les rechutes sont courantes et de nombreux patients nécessitent une variété de traitements pour contrôler les symptômes. La qualité de vie de la plupart des patients souffrant de dépression est médiocre.[4]

La dépression représente près de 40 000 cas de suicide chaque année aux États-Unis. Le taux de suicide le plus élevé est chez les hommes plus âgés.[4]

13 Prévention[modifier | w]

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Description: Cette section traite des mesures préventives et du dépistage précoce de la maladie (lorsque pertinent).
Formats:Texte
Balises sémantiques:
Commentaires:
 
Exemple:
 
La prévention primaire consiste à la prise en charge des facteurs de risque :
  • l'arrêt tabagique
  • l'activité physique régulière
  • la perte de poids si obésité
  • le bon contrôle du diabète, de l'hypertension et de l'hypercholestérolémie
  • éviter toute consommation de cocaïne.

14 Références[modifier | w]

  1. 1,0 et 1,1 Irim Salik et Raman Marwaha, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 30855854, lire en ligne)
  2. Rahulkumar Singh, Keith Volner et Dan Marlowe, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 30855914, lire en ligne)
  3. Johan Ormel, Ronald C. Kessler et Robert Schoevers, « Depression: more treatment but no drop in prevalence: how effective is treatment? And can we do better? », Current Opinion in Psychiatry, vol. 32, no 4,‎ , p. 348–354 (ISSN 1473-6578, PMID 30855297, DOI 10.1097/YCO.0000000000000505, lire en ligne)
  4. 4,00 4,01 4,02 4,03 4,04 4,05 4,06 4,07 4,08 4,09 4,10 4,11 4,12 4,13 4,14 4,15 4,16 4,17 4,18 4,19 4,20 4,21 4,22 4,23 4,24 4,25 4,26 4,27 et 4,28 Suma P. Chand et Hasan Arif, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 28613597, lire en ligne)
  5. Thu Ha Pham et Alain M. Gardier, « Fast-acting antidepressant activity of ketamine: highlights on brain serotonin, glutamate, and GABA neurotransmission in preclinical studies », Pharmacology & Therapeutics, vol. 199,‎ , p. 58–90 (ISSN 1879-016X, PMID 30851296, DOI 10.1016/j.pharmthera.2019.02.017, lire en ligne)
  6. Ho Namkung, Brian J. Lee et Akira Sawa, « Causal Inference on Pathophysiological Mediators in Psychiatry », Cold Spring Harbor Symposia on Quantitative Biology, vol. 83,‎ , p. 17–23 (ISSN 1943-4456, PMID 30850434, DOI 10.1101/sqb.2018.83.037655, lire en ligne)
  7. Kimberly Mangla, M. Camille Hoffman, Caroline Trumpff et Sinclaire O'Grady, « Maternal self-harm deaths: an unrecognized and preventable outcome », American Journal of Obstetrics and Gynecology, vol. 221, no 4,‎ , p. 295–303 (ISSN 1097-6868, PMID 30849358, DOI 10.1016/j.ajog.2019.02.056, lire en ligne)
  8. Richard C. Shelton, « Serotonin and Norepinephrine Reuptake Inhibitors », Handbook of Experimental Pharmacology, vol. 250,‎ , p. 145–180 (ISSN 0171-2004, PMID 30838456, DOI 10.1007/164_2018_164, lire en ligne)
  9. Joachim Tanner, Thomas Zeffiro, Daniela Wyss et Noelle Perron, « Psychiatric Symptom Profiles Predict Functional Impairment », Frontiers in Psychiatry, vol. 10,‎ , p. 37 (ISSN 1664-0640, PMID 30853916, Central PMCID 6396718, DOI 10.3389/fpsyt.2019.00037, lire en ligne)
  10. Mark Abie Horowitz et David Taylor, « Tapering of SSRI treatment to mitigate withdrawal symptoms », The Lancet. Psychiatry, vol. 6, no 6,‎ , p. 538–546 (ISSN 2215-0374, PMID 30850328, DOI 10.1016/S2215-0366(19)30032-X, lire en ligne)
  11. Susanne Knappe, Franziska Einsle, Christine Rummel-Kluge et Ines Heinz, « [Simple guideline-oriented supportive tools in primary care: Effects on adherence to the S3/NV guideline unipolar depression] », Zeitschrift Fur Psychosomatische Medizin Und Psychotherapie, vol. 64, no 3,‎ , p. 298–311 (ISSN 1438-3608, PMID 30829159, DOI 10.13109/zptm.2018.64.3.298, lire en ligne)
  12. Rebecca M. Saracino et Christian J. Nelson, « Identification and treatment of depressive disorders in older adults with cancer », Journal of Geriatric Oncology, vol. 10, no 5,‎ , p. 680–684 (ISSN 1879-4076, PMID 30797709, Central PMCID 7457378, DOI 10.1016/j.jgo.2019.02.005, lire en ligne)
  13. 13,00 13,01 13,02 13,03 13,04 13,05 13,06 13,07 13,08 13,09 13,10 13,11 13,12 13,13 13,14 13,15 13,16 13,17 13,18 13,19 13,20 et 13,21 (en) Sidney H. Kennedy, Raymond W. Lam, Roger S. McIntyre et S. Valérie Tourjman, « Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT) 2016 Clinical Guidelines for the Management of Adults with Major Depressive Disorder: Section 3. Pharmacological Treatments », The Canadian Journal of Psychiatry, vol. 61, no 9,‎ , p. 540–560 (ISSN 0706-7437 et 1497-0015, PMID 27486148, Central PMCID PMC4994790, DOI 10.1177/0706743716659417, lire en ligne)