Prurit de l'appareil génital féminin (symptôme)

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Prurit de l'appareil génital féminin
Symptôme
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Données
Système Reproducteur féminin
Informations
Terme anglais Female genitalia pruritus
Autres noms Prurit vulvaire
Spécialités Infectiologie, gynécologie, dermatologie

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Cette page concerne le symptôme,
pour l'approche clinique, voir Écoulement vaginal, prurit vulvaire (approche clinique)

Le prurit de l'appareil génital féminin est une démangeaison localisée aux organes génitaux féminin et la région limitrophe (pubis, vulve et vagin). Dans certains cas, il peut s’étaler dans toute la région périnéale, jusqu’à atteindre les plis inguinaux et l’extrémité supérieure des cuisses.

Pour le prurit anal, voir prurit anal (symptôme). Pour le prurit génital chez l'homme, voir prurit de l'appareil génital masculin (symptôme)

1 Questionnaire[modifier | w]

Le questionnaire devrait répondre aux questions suivantes[1]:

  • Le prurit est-il localisé uniquement au niveau génital ou comprend-il d'autres parties du corps?
  • Est-il aigu ou chronique?
  • Est-il contagieux?
  • Est-il associé à des lésions cutanées?
  • Est-il associé à un écoulement génital?
  • Est-il associé à des brûlures mictionnelles?
  • Est-il associé à une dyspareunie?
  • Est-il associé à l'utilisation de certains produits de l'hygiène intime?
  • Est-il associé à des signes généraux (fièvre, anorexie, amaigrissement, altération de l'état général)?

2 Physiopathologie[modifier | w]

.Plusieurs mécanismes peuvent être responsables comme[2]:

  • déséquilibre du microbiome vaginal et colonisation par des germes pathogènes
  • perturbation de la barrière cutanée par inflammation ou agressions mécaniques
  • baisse des estrogènes chez la femme notamment en cas de ménopause
  • réactivation d’un virus comme l’herpès-zoster
  • prurit neuropathique par atteinte de fibres nerveuses.

Le principal agent responsable des démangeaisons est l'histamine, molécule chimique libérée par les mastocytes, et les polynucléaires basophil. L'histamine, lorsqu'elle est libérée, se lie à des récepteurs nerveux de la peau et provoque le prurit[3].

La sensation est transmise par des fibres nerveuses différentes de celles qui conduisent les sensations douloureuses au cerveau[4], appelées fibres de type C[5]. Ces fibres conduisent au faisceau spino-thalamique[6], permettant une activation au niveau du cortex préfrontal et le gyrus cingulaire[7]. Le grattage augmente généralement le prurit en provoquant une douleur qui stimule la production de sérotonine censée contrôler la douleur. Mais cette dernière active les récepteurs 5HT1A des neurones GRPR, lesquels traduisent le stimulus prurit au niveau du cerveau[8].

3 Signification clinique[modifier | w]

Le prurit vulvaire est le plus souvent lié à une infection, qu’elle soit bactérienne (comme l'infection à Trichomonas vaginalis), fongique (comme le Candida albicans), parasitaire (comme la pédiculose pubienne) virale (comme l'herpès génital)[9]. Les mycoses à répétition ou extensives peuvent être un signe avant-coureur d'un diabète sucré ou d'autres déficits immunitaires. D'autres causes courantes sont l'irritation (chimique ou mécanique), les dérèglements hormonaux (surtout lié à la ménopause), ou des causes générales. Certains cancers génitaux comme le cancer de la vulve, et certaines affections auto-immunes comme le lichen scléreux vulvaire ou le psoriasis peuvent aussi se manifester par un prurit génital[9].

4 Références[modifier | w]

  1. « UpToDate », sur www.uptodate.com (consulté le 30 avril 2022)
  2. Haya S. Raef et Sarina B. Elmariah, « Vulvar Pruritus: A Review of Clinical Associations, Pathophysiology and Therapeutic Management », Frontiers in Medicine, vol. 8,‎ , p. 649402 (ISSN 2296-858X, PMID 33898486, Central PMCID PMC8058221, DOI 10.3389/fmed.2021.649402, lire en ligne)
  3. Schmelz M, Schmidt R, Weidner C, Hilliges M, Torebjork HE, Handwerker HO, Chemical response pattern of different classes of C-nociceptors to pruritogens and algogens, J Neurophysiol, 2003;89:2441–2448
  4. Sun YG et al., Cellular Basis of Itch Sensation, Science, 2009:325
  5. Schmelz M, Schmidt R, Bickel A, Handwerker HO, Torebjork HE, Specific C-receptors for itch in human skin, J Neurosci, 1997;17:8003–8008
  6. Andrew D, Craig AD, Spinothalamic lamina I neurons selectively sensitive to histamine: a central neural pathway for itch, Nat Neurosci, 2001;4:72–77
  7. Drzezga A, Darsowb U, Treede RD et al. Central activation by histamine-induced itch: analogies to pain processing: a correlational analysis of O-15 H2O positron emission tomography studies, Pain, 2001;92:295–305
  8. Recension sur huffingtonpost.com lire en ligne
  9. 9,0 et 9,1 « Démangeaisons génitales - Problèmes de santé de la femme », sur Manuels MSD pour le grand public (consulté le 30 avril 2022)

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