Pression artérielle

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Pression artérielle (TA)
Donnée clinique
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Informations
Terme anglais Blood pressure
Autres noms Tension artérielle, pression sanguine
Spécialité Cardiologie
[ Classe (v1) ]



La pression artérielle indique la pression engendrée par la pompe cardiaque sur les artères du corps en systole et en diastole. Un signe vital, elle est généralement mesurée à l'aide d'un sphygmomanomètre, donnée en millimètres de mercure (mmHg) et affichée avec sa composante systolique et diastolique (systolique / diastolique). Des variations de pression artérielle importantes en aigu, tant vers le haut que vers le bas doivent être pris en charge rapidement et peuvent mettre la vie du patient en danger. Une déviation chronique de la norme, surtout vers le haut, constituent un facteur de risque important pour le développement de maladies cardiovasculaires.

1 Procédure

La pression artérielle est un signe vital et est généralement mesurée à l'aide d'un sphygmomanomètre et des bruits de Korotkoff dans sa composante systolique et diastolique. La technique utilisée exige de la précision. Plusieurs conditions doivent être respectées pour réaliser une mesure précise de la pression artérielle[1] :

  • Patient au repos dans la même position pendant au moins 5 minutes ;
  • Patient assis sur une chaise confortable, le dos bien appuyé, les jambes décroisées et les pieds à plat sur le sol ;
  • Pas de consommation de caféine dans l’heure qui précède la mesure ;
  • Pas de consommation de tabac dans les 15-30 minutes qui précèdent la mesure ;
  • Pas de consommation de substances contenant des stimulants adrénergiques ;
  • Vessie vidée ;
  • Bras du patient dénudé, détendu et soutenu à la hauteur du cœur ;
  • Environnement calme, chaleureux et silencieux ;
  • Brassard de dimension appropriée (longueur égale à 80% de la circonférence du bras et largeur égale à 40% de la circonférence du bras) ;
  • Brassard placé vis-à-vis l’artère brachiale à 2,5 cm au-dessus du pli du coude ;
  • Brassard dégonflé à un rythme de 2 à 3 mm Hg par seconde ;
  • Instrument de mesure préalablement bien calibré ;
  • Valeur de pression artérielle arrondie au chiffre pair le plus proche ;
  • Prendre plusieurs mesures sur chaque bras.

Il existe plusieurs techniques de prise de la pression artérielle. La mesure ambulatoire de la pression artérielle, permet un monitoring constant de la pression et ainsi élimine le syndrome de la blouse blanche. L'automesure de la pression artérielle à domicile permet quand à elle d'engager davantage le patient dans le suivi de son problème de santé.

2 Interprétation

Classification de la tension artérielle systolique et diastolique[1]
Catégorie Systolique (mm Hg) et/ou Diastolique (mm Hg)
Tension artérielle idéale 120 80
Tension artérielle normale < 130 < 85
Pré-hypertension 130-139 85-89
Hypertension légère 140-159 90-99
Hypertension modérée 160-179 100-109
Hypertension sévère 180-209 110-119
Hypertension très sévère ≥ 210 ≥ 120

L’hypertension artérielle est définie comme une pression artérielle systolique supérieure à 140 mm Hg et/ou une pression artérielle diastolique supérieure à 90 mm Hg. L’hypertension peut être uniquement systolique ou diastolique. Toutefois, elle est généralement systolo-diastolique. Par convention, lorsque les pressions artérielles systolique et diastolique se retrouvent dans des catégories différentes, la classe supérieure est retenue. Il faut souvent faire plusieurs mesures au cours d’une même journée et d’une journée à l’autre afin de poser le diagnostic. Le seuil diagnostic actuel de 140/90 mm Hg, introduit en 1990, représente le niveau de pression artérielle au-dessus duquel les bénéfices du traitement en surpassent les risques.

3 Description

La pression artérielle permet la perfusion adéquate des tissus du corps et est régulé par de nombreux systèmes, notamment les barorécepteurs, le système rénine-angiotensine-aldostérone, le système nerveux autonome, les catécholamines.

Elle varie substantiellement au cours de la vie d'un individu. Chez l’homme comme chez la femme, la pression artérielle systolique progresse durant toute la vie, atteignant ses valeurs les plus élevées dans les groupes d’âge supérieurs. Cependant, la pression artérielle diastolique atteint son apogée entre deux âges, pour les deux sexes, et diminue par la suite. Par conséquent, la pression artérielle différentielle commence à augmenter dans la cinquantaine. Ce phénomène explique la prévalence élevée d’hypertension systolique isolée chez les patients âgés.[1]

4 Références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Louis Samson, David Turgeon et al., Système cardiovasculaire, t. I, Québec, Canada, Université Laval, , p. 164