Nausées et vomissements en pédiatrie (approche clinique)

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Nausées et vomissements en pédiatrie (No/Vo)
Approche clinique
Caractéristiques
Examens paracliniques Formule sanguine complète, Radiographie abdominale, Électrolytes, Urée, Créatinine, Amylase, Échographie abdominale, Ponction lombaire, Tomodensitométrie cérébrale, Lipase, Β-HCG, Ammoniac, Substances réductrices d'urine, Transit œso-gastro-duodénal, Examen radiologique de l'intestin grêle, Vidange gastrique, Oesophagogastroduodénoscopie, Analyse d'urine, Tests de la fonction hépatique anormaux (approche clinique), Coloscopie
Drapeaux rouges
Vomissements bilieux, Vomissements violents, Saignement gastro-intestinal: hématémèse, hématochézie, Retard de croissance, Tendresse abdominale, Distension abdominale, Diarrhée (symptôme), Constipation chez l'enfant, Fièvre chez un nouveau-né ou un enfant, Léthargie, Hépatosplénomégalie, Fontanelle bombée, Fontanelle déprimée, Altération de la conscience, Convulsions, Traumatisme, Macrocéphalie, Microcéphalie, Trisomie 21, Virus de l'immunodéficience humaine
Informations
Spécialité Pédiatrie

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Nausée (No): sensation de désagrément qui peut précéder le vomissement. Elle peut être présente même chez un enfant qui ne vomit pas. Elle est souvent associée à des changements autonomes tels que la salivation, une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire et une réduction du tonus gastrique et du flux sanguin muqueux. Bien qu'il n'y ait pas d'expulsion forcée du contenu gastrique liée aux nausées, il peut y avoir un reflux rétrograde des liquides du duodénum vers l'antre gastrique. [1]

Vomissements (Vo): expulsion orale forcée du contenu gastrique associée à la contraction de la musculature abdominale et thoracique. Le vomitus a souvent une légère teinte jaune, qui est causée par le reflux de petites quantités de bile dans l'estomac. [1]

1 Étiologies[modifier | w]

Les causes de vomissements varient avec l'âge et vont de relativement bénignes à potentiellement graves et menaçant le pronostic vital. Le vomissement est un mécanisme protecteur qui permet d'expulser des toxines éventuellement présentes; cependant, ils peuvent également indiquer une atteinte grave (p. ex., une occlusion intestinale). Les causes de nausées/vomissements sont très larges. Le diagnostic différentiel des vomissements varie avec l'âge de l'enfant. [2]

Les causes les plus fréquentes de vomissements chez le nourrisson et nouveau-né comprennent les étiologies suivantes: [1][2]

  • le reflux physiologique
  • le reflux gastro-œsophagien
  • les gastro-entérites virales aiguës.

La cause la plus fréquente chez les enfants les plus âgés est:

  • une gastro-entérite virale aiguë.

Chez les adolescents, les causes de vomissements peuvent également comprendre la grossesse, les troubles du comportement alimentaire et l'ingestion de toxiques (p. ex., paracétamol, fer, éthanol).

1.1 Étiologies par système[modifier | w]

Étiologies par système [1][3][4][5]
Gastro-intestinal Métabolique/ endocrinien Système nerveux Toxines et médicaments Autres
Oesophage:

Estomac:

Intestin grêle:

Gros intestin:

Inflammatoire/infectieux

Fonctionnel

Autres

Respiratoire:

ORL

Urinaire:

Psychiatrique:

1.2 Étiologies par groupe d'âge[modifier | w]

Étiologies par groupe d'âge les plus fréquents [1][5]
Nouveau-né et nourrison
Oesophagien Reflux physiologique
Reflux gastro-œsophagien
Gastro-intestinal Gastroentérite
Sténose pylorique
Malrotation avec volvulus
Invagination intestinale
Maladie de Hirschsprung
Entérocolite nécrosante
Atrésie intestinale
Ingestion de corps étranger
Meconium ileus
Syndrome d'entérocolite induite par les protéines alimentaires
Erreurs innées du métabolisme Acidémies organiques
Défauts du cycle de l'urée
Galactosémie
Intolérance congénitale au fructose
Métaboliques/endocrinien Maladie d'Addison
Neurologique Masse intracrânienne
Urinaire Infection urinaire
Médicaments Antibiotiques
Autres Abus sur mineur
Ingestion toxique
Nourisson plus vieux et enfant
Oesophagien Antibiotiques
Œsophagite à éosinophiles
Gastro-intestinal Gastroparésie
Gastroentérite
Maladie ulcéreuse
Corps étranger
Appendicite
Helicobater pylori
Pancréatite
Maladie celiaque
Constipation
ORL Otite moyenne
Pharyngite
Métaboliques/endocrinien Maladie d'Addison
Neurologique Hypertension intra-crânienne
Autre Syndrome de vomissement cyclique
Adolescent
Gastro-intestinal Gastroentérite
Dyspepsie fonctionnelle
Maladie inflammatoire de l'intestin
Pancréatite
Syndrome de l'artère mésentérique supérieure
Cholédocholithiase
Bézoard
Oesophagien Reflux gastro-œsophagien
Métaboliques/endocrinien Acidocétose diabétique
Grossesse
Urinaire Obstruction de la jonction pyélo-urétéral
Autres Trouble de l'alimentation
Syndrome de vomissement cyclique
Migraine abdominal
Syndrome d'hyperémèse cannabinoïde
Drogue

2 Physiopathologie[modifier | w]

Les vomissements peuvent avoir un avantage physiologique, car ils fournissent un moyen d'expulser des toxines potentielles.

Le centre du vomissement se trouve dans la moelle allongée. Il comprend la formation réticulaire et le noyau du tractus solitarius. Lorsque ces structures sont activées, les voies motrices descendent de ce centre et déclenchent des vomissements.

Le centre du vomissement peut être activé directement par des irritants ou indirectement en stimulant l'une ou plusieurs des 4 zones principales [1][6][7][8]
Zone Récepteur Commentaire
Tractus gastro-intestinal 5-HT3 (sérotonine)
  • Voie afférente vagale - stimulée par des signaux mécaniques ou chimiosensoriels; par exemple la surdistension, l'intoxication alimentaire, l'irritation muqueuse, les médicaments cytotoxiques et les radiations.
Cortex cérébral, thalamus, amygdala Les médiateurs transmetteurs sont mal connus, bien que les voies corticales des cannabinoïdes (CB1) aient été caractérisées.
  • Impliqués dans les réactions au stress et les réactions émotionnelles; reçoivent des apports du bulbe olfactif et du cortex olfactif et envoient des impulsions à l'hypothalamus.
Région vestibulaire H1 (histamine), M1 (muscarinic)
  • Réponse emétique au mouvement; souvent exacerbée lorsque l'entrée vestibulaire est en conflit avec les sensations visuelles. L'irritation ou l'inflammation labyrinthique peut provoquer des vomissements.
Zone de déclenchement des chimiorécepteurs μ et κ (opioïde), D2 (dopamine), NK1 (substance P)
  • Area postrema - située entre la moelle et le plancher du quatrième ventricule.
  • Région perméable de la barrière hémato-encéphalique. C'est l'endroit où de nombreux produits chimiques (toxines) trasmis par le sang agissent pour provoquer des vomissements.

3 Approche clinique[modifier | w]

Alors que la plupart des patients ont des symptômes d'une maladie benigne, les vomissements peuvent également être les indices de conditions graves mettant la vie en danger. Une anamnèse et un examen physique approfondis sont nécessaires pour bien prendre en charge le patient.

3.1 Questionnaire[modifier | w]

Les éléments essentiels du questionnaires à rechercher sont: [4][5]

  • détailler l'apparition et schéma des vomissements ou des nausées:
    • Depuis quand? À quelle fréquence? Des épisodes semblables dans la vie? Est-ce puissant ou sans effort? Y-a-t-il de la bile ou du sang?
    • Présence de facteurs déclenchants/soulageants
    • Projectiles vs non projectiles
  • les vomissements provoqués par des aliments:
    • une allergie alimentaire - début de Vo de quelques minutes à deux heures après l'ingestion des aliments, généralement avec des symptômes cutanés ou respiratoires
    • la diarrhée - syndrome d'entérocolite induite par les protéines alimentaires
    • le lactose - galactosémie
    • le fructose, le sucrose - intolérance héréditaire au fructose.
  • la fièvre
  • la léthargie
  • la céphalée
  • les troubles gastro-instestinaux:
  • l'historique de l'alimentation: quantité/fréquence (suralimentation), type (erreurs de préparation), changements, position / rots, comportement pendant les tétées, étouffement, bâillonnement, toux, cambrure inconfort, refus de s'alimenter
  • le dépistage néonatal: galactosémie, maladie urinaire du sucre d'érable, hyperplasie surrénale congénitale
  • 'la prise de poids insuffisante et/ou le 'retard de développement (courbe de croissance)
  • les symptômes ou 'troubles neurologiques'
  • le statut de vaccination à jour
  • les antécédents:
    • ATCDs chirurgicaux - penser à une occlusion mécanique
    • les expositions récentes à des contacts présentant des symptômes similaires
    • un traumatisme crânien
    • les prises médicamenteuses
    • l'alcool/drogues
    • l'ingestion des substances toxiques
    • les vitamines
    • psychosocial: le stress
    • les anomalies ou maladies congénitales connues ou suspectées
    • l'apnée
    • une maladie récurrente (croup / stridor, pneumonie, respiration sifflante, enrouement, agitation excessive / pleurs, hoquet).
Symptômes [1][3][5] Penser à
Enrouement, brûlure d'estomac, toux chronique et dysphagie Reflux gastro-œsophagien
Vo des nourritures non digérées Achalasie
Vo en absence de No Hypertension intra-crânienne
Vo bilieux Occlusion intestinale
Vo violents Sténose pylorique, occlusion intestinale
Fièvre Infection: gastro-entérite, méningite, sepsis
Maux de tête Migraine, syndrome des vomissements cycliques
Vo tôt le matin Grossese
Hématochézie (sang dans les selles) Maladie inflammatoire de l'intestin (MICI)
Diarrhée Gastro-entérite, entérocolite, MICI, sepsis

3.2 Examen clinique[modifier | w]

L'examen clinique se fait comme suit: [1]

Examen Chercher Penser à
Abdominale Distension marquée, anses intestinales visibles, absence de bruits intestinaux ou augmentation des bruits intestinaux aigus, douleur abdominale sévère Occlusion
Distension légère et des bruits intestinaux actifs avec une hauteur normale Gastro-entérite
Sensibilité abdominale focale dans le quadrant inférieur droit Appendicite, maladie de Crohn
Tendresse focale dans le quadrant supérieur droit Cholélithiase, cholécystite, pancréatite
Sensibilité dans l'angle costo-vertébral Pyélonéphrite
Hépatomégalie, splénomégalie, ictère Hépatite, infection virale, troubles métaboliques, sepsis
Neurologique altération de la conscience, convulsions, signes neurologiques focaux Ingestion toxique, acidocétose diabétique, masse du système nerveux central ou erreur innée du métabolisme
fontanelle bombée Méningite, hydrocéphalie, oedème cérébral
fontanelle affaissée Déshydratation
Ataxie, vertiges, nystagmus Névrite vestibulaire, ataxie cérébelleuse aiguë
Autres hypertrophie des glandes parotides chez un adolescent Boulimie
Une odeur inhabituelle Causes métaboliques
organes génitaux ambigus Crise surrénalienne

4 Investigations[modifier | w]

Radiographie abdominale présentant une occlusion de l'intestin grêle avec des boucles intestinales dilatées avec un niveau hydro-aérique

4.1 Laboratoires[modifier | w]

Les examens laboratoires sont: [1]

  • les électrolytes: les anomalies électrolytiques - la sténose pylorique, l'insuffisance surrénalienne, les maladies métaboliques
  • l'urée/la créatinine: ↑ dans une maladie rénale
  • un bilan hépatique: ↑AST, ALT, bilirubine, GGT - les maladies du foie et de la vésicule biliaire
  • l'amylase, la lipase: ↑ dans une pancréatite
  • la β-HCG: chez toute jeune fille en âge de procréer
  • une analyse urinaire
  • l'ammoniac: ↑ dans les maladies du cycle de l'urée et les acidémies organiques
  • des substances réductrices d'urine: ↑ dans la galactosémie et l'intolérance héréditaire au fructose.
Échographie abdominale montrant un signe cible qui indique une invagination intestinale

4.2 Imagerie[modifier | w]

Les examens d'imagerie incluent: [1]

Dans le cas de nausées et vomissements chroniques: [1]

5 Diagnostic différentiel[modifier | w]

DDX des nausées/vomissements selon l'âge [3][4][5]
Âge Cause Type de vomissement Commentaires
Nouveau-né Atrésie intestinale Bilieux Peut survenir au niveau de l'œsophage, du duodénum et du ​​jéjunum
Iélus méconial Bilieux Fortement associé à mucoviscidose; test génétique suggéré
Maladie de Hirschsprung Bilieux ou non bilieux Historique de blocage des selles en garderie. La biopsie rectale peut démontrer le manque de ganglions intestinaux
Entérocolite nécrosante Bilieux ou non bilieux Une radiographie de l'abdomen peut révéler des pneumatoses intestinales
0 à 3 mois Sténose pylorique Non bilieux Vomissements projectiles. Alcalose métabolique hypochlorémique
Malrotation avec volvulus Bilieux Une distension abdominale peut être présente; des radiographies simples peuvent afficher les niveaux d'air et de fluide et la pénurie des gaz intestinaux distaux; consultation chirurgicale urgente nécessaire
Erreurs innées du métabolisme Bilieux ou non bilieux Le dépistage métabolique du nouveau-né peut être anormal; acidose ou hypoglycémie peut être présente
Allergie aux protéines de lait / soja Bilieux ou non bilieux L'historique d'agitation extrême peut être présent; le test de dépistage de sang occulte fécal peut être positif
Reflux gastro-œsophagien Non bilieux Émesis généralement dans les 30 minutes suivant l'alimentation; symptômes intensifiés en position couchée à plat
Abus sur mineur Non bilieux La plénitude de la fontanelle antérieure peut être présent; Imagerie du SNC: les études peuvent révéler une saignement subaigu
Insuffisance surrénalienne Non bilieux Perte de poids, hyponatrémie, hyperkaliémie, déshydratation, hyperpigmentation [9]
3 à 12 mois
Gastro-entérite aiguë Non bilieux, hématèmese possible L'étude des selles peut aider à déterminer l'agent pathogène
Invagination intestinale Bilieux La distension de l'abdomen peut être présent; des radiographies simples peuvent afficher les niveaux d'air et de fluide et la pénurie de gaz intestinaux distaux; les selles peuvent être extrêmement sanglantes avec apparence de "gelée de cassis"; consultation urgente en chirurgie nécessaire.
Abus sur mineur Non bilieux La plénitude de la fontanelle antérieure peut être présente; Imagerie du SNC: les études peuvent révéler une saignement subaigu
Infection urinaire Non bilieux Symptômes et signes non spécifiques (p. ex. fièvre, irritabilité, faible alimentation, faible gain de poids) [10]
Masse intracrânienne Non bilieux La plénitude de la fontanelle antérieure peut être présent. Imagerie du SNC nécessaire pour le diagnostic
Corps étranger Non bilieux, hématèmese possible Un corps étranger obstrue et/ou blesse l'œsophage et peut provoquer une douleur thoracique ou une sensation de corps étranger. Les symptômes peuvent être plus notables lors de la déglutition. Chez les jeunes enfants: hypersialorrhée et refus de la nourriture. Un corps étranger logé dans l'estomac ou les intestins peut provoquer des douleurs abdominales, des vomissements et/ou des selles sanglantes. [11]
1 à 4 ans
Gastro-entérite aiguë Non bilieux, L'étude des selles peut aider à déterminer l'agent pathogène
Pharyngite Non bilieux Symptômes et signes non spécifiques (p.ex. fièvre, rhume) [12]
Ingestion toxique Non bilieux Prélever des échantillons de sang pour des tests en labolatoire: glycémie, concentration d'acétaminophène, de salicylate et d'éthanol. Faire dépistage toxicologie urinaire et bilan métabolique de base
Infection urinaire Non bilieux Symptômes et signes non spécifiques (p. ex. fièvre, irritabilité, mauvaise alimentation, faible gain de poids) [10]
Constipation Non bilieux Les enfants sont susceptibles de développer une constipation fonctionnelle après l'introduction des céréales et des aliments solides et pendant l'apprentissage de la propreté. [13]
Œsophagite à éosinophiles Non bilieux Présence d'atopie/d'allergie (alimentaire, asthme, rhinite allergique, dermatite atopique) [14]
Insuffisance surrénalienne Non bilieux Perte de poids, hyponatrémie, hyperkaliémie, déshydratation, hyperpigmentation [9]
Maladie celiaque Non bilieux Signes de malabsorption tels que stéatorrhée, perte de poids ou autres signes de carence en nutriments ou en vitamines [15]
5 à 11 ans
Appendicite Bilieux ou non bilieux Tendresse focale dans le quadrant inférieur droit
Pancréatite Non bilieux Tendresse focale dans le quadrant supérieur droit
Helicobater pylori Non bilieux, hématèmese possible Diagnostic se fait par les tests invasifs (endoscopie gastro-intestinale supérieure avec biopsie et test rapide d'uréase) et les techniques non invasives (sérologie, recherche des anticorps IgG salivaires, test rapide d'antigène dans le selles) [16]
Œsophagite à éosinophiles Non bilieux Présence d'atopie/d'allergie (alimentaire, asthme, rhinite allergique, dermatite atopique) [14]
Gastroparèse Non bilieux Retard de vidange gastrique en l'absence d'obstruction mécanique. Le gold standard pour le diagnostic de la gastroparésie est la scintigraphie de vidange gastrique. [17]
Maladie ulcéreuse Non bilieux, hématèmese possible Douleur brûlante dans l'abdomen entre le sternum et le nombril
Migraine abdominale Non bilieux Épisodes paroxystiques de douleur abdominale modérée à sévère. Localisation: péri-bilicale, médiane ou diffuse. Durée: ≥ 1 heure. Les épisodes sont séparés de plusieurs semaines à plusieurs mois et il existe un schéma et des symptômes stéréotypés chez chaque patient. [18]
Syndrome des vomissements cycliques Non bilieux Le profil spécifique est généralement stéréotypé pour un patient individuel. Les épisodes ont tendance à commencer tôt le matin (2 h 00 à 7 h 00) et ont à peu près la même durée. [19]
Obstruction de la jonction pyélo-urétérale Non bilieux Douleurs abdominales périodiques (douleur au rein), généralement après passage des urines. Aussi: pyélonéphrite récurrente, fièvre et (peu fréquent) masse abdominale ou hématurie secondaire à une infection. [20]
Acidocétose diabétique Non bilieux Hyperglycémie, douleurs abdominales, dyspnée de Kussmaül. Diagnostic: pH artériel, cétonémie, calcul du trou anionique [21]
12 à 18 ans
Cholédocholithiase Non bilieux Tendresse focale dans le quadrant supérieur droit
Drogue Non bilieux Le sevrage des opiacés peut se présenter comme une gastro-entérite infectieuse avec diaphorèse, nausées, vomissements et diarrhée. [22]
Bézoard Non bilieux Les symptômes sont: sensation de plénitude postprandiale, douleurs abdominales, anorexie et perte de poids. Diagnostic: endoscopie haute [23]
Syndrome d'hyperémèse cannabinoïde Non bilieux Périodes de No, Vo et de douleurs abdominales, souvent associées à comportement compulsif de prise de bains ou douches chaudes. [22]
Grossese Non bilieux Aménorrhée, nausées matinales, ballonnements, sensibilité des seins
Migraine abdominale Non bilieux Épisodes paroxystiques de douleur abdominale modérée à sévère. Localisation: péri-bilicale, médiane ou diffuse. Durée: ≥ 1 heure. Les épisodes sont séparés de plusieurs semaines à plusieurs mois et il existe un schéma et des symptômes stéréotypés chez chaque patient. [18]
Syndrome des vomissements cycliques Non bilieux Le profil spécifique est généralement stéréotypé pour un patient individuel. Les épisodes ont tendance à commencer tôt le matin (2 h 00 à 7 h 00) et ont à peu près la même durée. [19]
Trouble de l'alimentation Non bilieux Vo auto-induits, abus de laxatifs et de diurétiques, activité physique extrême, jeûne
Syndrome de l'artère mésentérique supérieure Bilieux Douleur abdominale, sensation de satiété, et/ou perte de poids. Diagnostic d'exclusion; radiographie, tomographie, endoscopie et échographie peuvent être effectuées. [24]
Obstruction de la jonction pyélo-urétérale Non bilieux Douleurs abdominales périodiques (douleur au rein), généralement après passage des urines. Aussi: pyélonéphrite récurrente, fièvre et (peu fréquent) masse abdominale ou hématurie secondaire à une infection. [20]

6 Prise en charge[modifier | w]

Le traitement doit être orienté vers l'étiologie sous-jacente: [1][25]

  • Quelle que soit la cause sous-jacente, il est également essentiel pour les médecins de soins primaires de reconnaître les signes et symptômes de déshydratation et de choc. Il est important de référer les patients aux urgences si une réhydratation et une stabilisation urgente est nécessaire. [5]
  • Les antiémétiques sont utiles pour certaines causes de vomissements persistants, pour éviter les anomalies électrolytiques ou les séquelles nutritionnelles. Ils ne sont généralement pas recommandés pour les vomissements d'étiologie inconnue et ne sont pas appropriés pour le traitement des vomissements causés par des anomalies anatomiques ou un abdomen chirurgical; ils sont également contre-indiqués chez les nourrissons. La molécule sera choisie en fonction de l'étiologie. [1][5]
Présentation des antiémétiques [5][26]
Médicament Classe Indications et dosage Effets secondaires / commentaire
Ondasétron Anti-5-HT3 Gastro-entérite aiguë [27]:
  • 0.15 mg/kg IV (dose maximale 8 mg).
  • Alternativement PO:
    • 8 kg à 15 kg: 2 mg
    • 15 kg à 30 kg: 4 mg
    • >30 kg: 6 mg à 8 mg

Post-opératoire: [28]

  • <40 kg: 0,1 mg / kg IV pendant 2 à 5 min. immédiatement avant / après l'induction de l'anesthésie ou en postopératoire
  • >40 kg: 4 mg IV en 2 à 5 minutes

Chimiothérapie: [29]

  • 4-11 ans: 4 mg PO tid, la première dose étant administrée 30 minutes avant le début de la chimiothérapie, et les doses suivantes 4 et 8 heures après la première dose; puis 4 mg PO tid pendant 1 à 2 jours après la fin de la chimiothérapie
  • >12 ans: 8 mg PO bid, la première dose étant administrée 30 minutes avant le début de la chimiothérapie et la dose suivante 8 heures plus tard; puis 8 mg PO bid pendant 1 à 2 jours après la fin de la chimiothérapie
  • >6 mois: 0.15 mg/kg IV; la première dose (perfusée en 15 minutes) 30 minutes avant le début de la chimiothérapie émétogène, et les doses suivantes administrées 4 et 8 heures après la première dose. Dose maximale: 16 mg (par dose)

Gastro-intestinal: No/Vo sévères;

Cause médicamenteuse;

Troubles métaboliques.

Diahrée - pour cette raison ondansétron n'est pas systématiquement recommandé chez les enfants atteints de gastro-entérite dont le symptôme prédominant est une diarrhée modérée à sévère. [27]

Évitez les doses IV> 16 mg en raison de l'allongement de l'intervalle QTc.

Granisétron [30] Anti-5-HT3
  • 40 mg/kg/dose bid
  • Chimiothérapie: 10 mcg/kg par perfusion IV sur 5 minutes ou injection IV sur 30 secondes une fois, en commençant 30 minutes avant le début de la chimiothérapie
Asthénie, constipation, céphalées [31]
Diphénhydramine Anti-H1 No/Vo légers;

Origine vestibulaire;

Vertige;

Mal des transports; >1 mois: [32]

  • PO 12.5 à 25 mg tid à qid; dose de 5 mg/kg ou 150 mg/m2
  • IM ou IV: 1.25 mg/kg qid ou 37.5 mg/m2 qid
  • dose maximale: 300 mg/jour
Sédation, somnolence, étourdissements [33]
Prométhazine [34] Anti-H1, M1, D2 Post-opératoire;

Vertige;

Mal des transports.

PO ou PR: 1.1 mg/kg qid ou q4hr au besoin; dose maximale 25 mg

IM ou IV: 6.25 à 12.5 mg q4hr au besoin

Prophylaxie: jusqu'à 25 mg PO ou PR qid ou q4hr au besoin

Contre-indiqué chez les enfants de <2 ans; risque de la dépression respiratoire
Méclizine Anti-H1, D1, D2 No/Vo légers;

Origine vestibulaire;

Vertige;

Mal des transports; >12 ans:

  • Dose initiale: 25 à 50 mg PO 1 heure avant le voyage
  • Dose d'entretien: répétez la dose toutes les 24 heures si nécessaire
Vision floue, bouche sèche, constipation, vertiges, somnolence [35]
Prochlorpérazine [36] Anti-D2 Post-opératoire;

Origine vestibulaire;

Vertige;

Mal des transports.

PO:

  • 9 à 13 kg: 2.5 mg die à bid; dose maximale 7.5 mg par jour
  • 13 à 18 kg: 2.5 mg bid à tid; dose maximale 10 mg par jour
  • 18 à 39 kg: 2.5 mg tid ou 5 mg bid; dose maximale 15 mg par jour

IV ou IM: 0.132 mg/kg une fois

Contre-indiqué chez les enfants de <2 ans; risque de réactions extrapyramidales à des doses modérées
Métoclopramide Anti-D2 Reflux gastro-oesophagien;

Gastroparésie;

Chimiothérapie: 0.1–0.2 mg/kg/dose tid à qid;

Chimiothérapie modérément émétisante: 1 mg/kg /dose IV une fois préchémothérapie, puis 0,0375 mg/kg/ dose PO qid.

Risque accru de dyskinésie tardive
Aprépitant Anti-NK1 Chimiothérapie:
  • 6 à 30 kg: 3 mg/kg le jour 1, puis 2 mg/kg les jours 2 et 3
  • > 30 kg: 125 mg au jour 1, puis 80 mg les jours 2 et 3
Fatigue, vertiges

Inhibiteur de l'enzyme CYP3A4; inducteur de l'enzyme CYP2C9

Déxaméthasone Glucocorticoïdes Néoplasie abdominale : pour diminuer l'œdème pouvant causer une obstruction intestinale;

Vomissements postopératoires;

Origine du système nerveux central (HTIC, métastases): [37]

  • 1-2 mg/kg pour une dose unique
  • dose d'entretien: 1-1.5 mg/kg/jour qid à q4hr
  • dose maximale: 16 mg/jour.

Chimiothérapie hautement émétisante: [37]

  • PO: IV: 6 mg / m2 / dose qid.

Chimiothérapie modérément émétisante: PO, IV: [37]

  • BSA ≤0.6 m2: 2 mg bid
  • BSA> 0.6 m2: 4 mg bid.
Excitation, troubles du sommeil, euphorie, troubles du comportement, confusions, convulsions [38]
Benzodiazépines Anxiété et causes psychiatriques Sédation et amnésie [39]
Cannabioïdes Cas réfractaire; chimiothérapie; néoplasie Euphorie, sédation, hypotension, vertiges, dépression, paranoïa, xérostomie [39]
  • Les interventions cognitivo-comportementales sont utiles pour les vomissements associés à la dyspepsie fonctionnelle, au syndrome de rumination chez l'adolescent et à la boulimie.
  • Quand référer le patient ?
    • Vo aigus, chroniques ou cycliques peuvent être l'indication pour la référence d'un patient, lorsque les symptômes sont persistants et que la cause des Vo ne peut pas être établie. La consultation des spécialistes suivants peut être nécessaire pour le diagnostic et la gestion des patients: [5]
      • le gastro-entérologue
      • le neurologue
      • l'endocrinologue
      • le spécialiste du métabolisme
      • le chirurgien.
  • Les exemples des conditions qui peuvent requérir l'admission dans l'unité de soins intensifs:
    • les infections respiratoires aigues [40]
    • l'appendicite [40]
    • l'acidocétose diabétique [41]
    • l'anaphylaxie [42]
    • la méningite [43]
    • le syndrome inflammatoire multisystémique - une condition rare, avec fièvre persistante et inflammation extrême après exposition au SARS-CoV-2. Les premiers symptômes comprennent souvent des No/Vo, des douleurs abdominales aiguës et la diarrhée. [44][45]

7 Complications[modifier | w]

Les complications des vomissements sont: [46]

8 Drapeaux rouges[modifier | w]

Les drapeaux rouges sont nombreux : [1][4]

Les drapeaux rouges devant nausée/vomissements chez l'enfant
Drapeaux rouges Causes possibles
Vomissements bilieux Occlusion intestinale
Vomissements violents Sténose pylorique, occlusion intestinale
Saignement gastro-intestinal: hématémèse, hématochézie Ulcération, varices œsophagiennes, MICI, invagination intestinale, allergie alimentaire, gastro-entérite
Retard de croissance ou perte de poids Occlusion intestinale [47]
Tendresse abdominale, distension Appendicite, occlusion intestinale
Diarrhée Gastro-entérite, sepsis, entérocolite, MICI, maladie de Hirchsprung
Constipation Occlusion intestinale (maladie de Hirschsprung, mucoviscidose, syndrome de Down, myéloméningocèle ou problèmes neuromusculaires, maladie cœliaque, abus sur mineur [48]
Fièvre Gastro-entérite ou une infection ailleurs (pharyngite, pneumonie, infection des voies urinaires)
Léthargie Déshydratation, infection, hypertension intra-crânienne
Hépatosplénomégalie Hépatite, infection virale (EBV), troubles métaboliques, lymphohistiocytose hémophagocytaire, sepsis
Fontanelle bombée Méningite, hydrocéphalie, oedème cérébral
Fontanelle déprimée Déshydratation
Altération de la conscience, convulsions ou anomalies neurologiques focales Ingestion toxique, acidocétose diabétique, masse du SNC ou erreur innée du métabolisme
Hypotension disproportionnée par rapport à une maladie apparente et/ou Na↓, K Hypertension intra-crânienne
ATCDs ou signes physiques de traumatisme Lésion intracrânienne ou intra-abdominale (p.ex., hématome duodénal)
Macrocéphalie, microcéphalie Macrocéphalie due à hypertension intra-crânienne

Syndrome achalasie - microcéphalie (très rare)

Convulsions Méningite
Troubles génétiques (par exemple: trisomie 21) Maladie de Hirschsprung chez 2-15% patients avec la trisomie 21; obstruction duodénale chez 5% [49]
Autres troubles chroniques (par exemple: VIH) - Les nausées et les vomissements sont les deux symptômes les plus courants des personnes séropositives à VIH. [50]

9 Références[modifier | w]

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