Entérite à Campylobacter

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Entérite à Campylobacter
Maladie
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Caractéristiques
Signes Hypotension orthostatique, Muqueuse buccale sèche, Oligurie, Diminution de l'état général, Hypotension , Pli cutané, Tachycardie , Tachypnée , Hépatosplénomégalie, Fièvre , Refill capillaire allongé, Sensibilité abdominale diffuse, Saignement digestif
Symptômes
Frissons, Courbatures, Crampes abdominales, Vertige , Diarrhées, Douleur abdominale, Hématochézie , Perte de poids
Diagnostic différentiel
Appendicite, Saignement gastro-intestinal, Malabsorption, Syndrome du colon irritable, Cytomégalovirus, Colite ulcéreuse, Herpes simplex, Norovirus, Salmonella, Shigella, Listeria, Clostridium difficile, Giardia lamblia, Cryptosporidium parvum, Entamoeba histolytica, Iléocolite aigue, Adénovirus, Coronavirus, Crise surrénalienne, Usage de laxatif, Exposition toxicologique, Effet secondaire d'un antibiotique, Tempête thyroïdienne, Norwalk, Calcivirus, Astrovirus, SRV, Escherichia coli entérotoxinogène, Escherichia coli entérohémorragique, Escherichia coli entéroinvasif, Escherichia coli entéropathogène, Yersinia enterocolitica, Vibrio cholerae, S. aureus, Bacillus cereus, Diverticulite colique aiguë, Ischémie mésentérique aiguë, Maladie de Crohn
Informations
Terme anglais Campylobacter infection
Autres noms Campylobactériose, Infection à Campylobacter
Wikidata ID Q131488
Spécialités Médecine familiale, Médecine d'urgence, Gastro-entérologie, Infectiologie, Médecine interne

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Les espèces de Campylobacter représentent l'une des causes les plus courantes de maladies diarrhéiques bactériennes dans le monde.

1 Épidémiologie[modifier | w]

Les bactéries du genre Campylobacter sont une cause majeure de diarrhée qui est devenue de plus en plus répandue dans les pays en développement et dans les pays développés. Selon le Center of disease control américain, il y a environ 1,3 million de cas d'infection à Campylobacter chaque année aux États-Unis seulement. Cela entraîne un coût économique compris entre 1,3 et 6,8 milliards de dollars par an aux États-Unis.[1]

Il y a 1% de la population humaine européenne qui est touchée chaque année par l'entérite à Campylobacter. Dans les pays en développement, celle-ci est responsable de 5 à 20% des maladies d'origine alimentaire. La campylobactériose peut survenir dans tous les groupes d'âge, bien qu'elle affecte principalement les patients pédiatriques dans les pays en développement. Malgré la mise en place de modalités de traitement et d'éradication dans le réservoir animal, il y a eu une augmentation dramatique des cas dans les régions développées et sous-développées du monde.[1][2] Dans les pays développés, 90% des cas surviennent pendant les mois d'été, ce qui serait lié à la viande insuffisamment cuite dans les installations extérieures. La maladie affecte le plus souvent les enfants de moins de 4 ans et les jeunes adultes âgés de 15 à 44 ans.[2][3] La prévalence mondiale de la maladie met en évidence la capacité de Campylobacter à survivre dans un large éventail d'environnements. Avec la popularité croissante des voyages internationaux du bétail et des humains, la propagation de Campylobacter est difficile à contrôler.

2 Étiologies[modifier | w]

Campylobacter jejuni (microscope électronique)

La bactérie Campylobacter est un bâtonnet à Gram négatif incurvé ou spiralé.[4] Elle a une longueur de 0,5 à 5 microns et une largeur de 0,2 à 0,9 micron. Alors qu'il existe des dizaines d'espèces, trois espèces représentent les principales sources d'infection humaine : campylobacter jejuni, campylobacter coli et campylobacter lari. C. jejuni est l'espèce la plus souvent impliquée.[1][2]

Des études contrôlées ont mis en évidence la virulence relative de Campylobacter. Une infection à des doses aussi faibles que 800 UFC[note 1] peut provoquer des symptômes.[5] Cette virulence met en évidence le besoin de propreté chez ceux qui sont en contact avec des réservoirs d'infection, tels que la volaille, l'eau contaminée et les produits laitiers crus.[2]

3 Physiopathologie[modifier | w]

Les selles sanglantes et contenant du mucus sont fréquentes et résultent de l'invasion de l'épithélium par les bactéries de l'intestin. Cela conduit à des lésions inflammatoires et à des lésions des muqueuses du tractus gastro-intestinal. Bien que la pathogenèse soit mal comprise, le plasmide pVir est associé à une maladie plus invasive et à une probabilité accrue de diarrhée sanglante.

4 Présentation clinique[modifier | w]

4.1 Facteurs de risque[modifier | w]

Les voies de transmission de l'infection à Campylobacter aux humains comprennent [6]:

La prise d'inhibiteur de la pompe à protons (IPP) et d'antagoniste des récepteurs H2 de l'histamine et les voyages internationaux une semaine précédant la survenu des symptômes sont également des facteurs de risque pour l'infection à Campylobacter.

4.2 Questionnaire[modifier | w]

L'apparition des symptômes survient généralement 24 à 72 heures après l'ingestion de la bactérie[note 2]. Une phase prodromique durant 1 à 3 jours est présente chez 30 % des individus. Cette phase prodromique est associée à une évolution de la maladie plus sévère. Les symptômes de la phase prodromique comprennent :

Pendant la phase aiguë de la maladie, les symptômes les plus fréquents sont [2][4][7]:

Le pic de la maladie dure généralement de 24 à 48 heures.

4.3 Examen clinique[modifier | w]

À l'examen physique, on recherche les éléments suivants :

5 Examens paracliniques[modifier | w]

L'analyse des selles, bien que très sensible, est peu spécifique. Nous pouvons retrouver une augmentation de la calprotectine fécale et des leucocytes.

Les tests suivants permettent de diagnostiquer une infection à Campylobacter :

Pour une culture de selles, des colonies d'espèces de Campylobacter sont cultivées en utilisant des techniques de culture sélectives conçues pour améliorer l'isolement de C. coli et de C. jejuni. Ces bactéries sont thermophiles et se développent mieux à 42°C. Elles sont microaérophiles et se reproduisent mieux dans un environnement contenant 5 à 10% d'oxygène.[3] La ELISA et la PCR ont montré une sensibilité accrue par rapport à la culture de selles. Les développements utilisant la réaction de transcription inverse-polymérase en chaîne (RT-PCR) ont permis le développement de tests plus sensibles pour le dépistage de sources alimentaires potentiellement infectées. [10][2]

Chez les patients à l'apparence toxique, présentant une forme agressive de la maladie et ayant une altération de l'état de conscience, les bilans sanguins suivant sont utiles évaluer la sévérité d'un choc septique ou d'un choc hypovolémique [11]:

6 Diagnostic[modifier | w]

Les méthodes de diagnostic définitives sont la culture de selle, l'ELISA et la PCR.[4]

7 Diagnostic différentiel[modifier | w]

Le diagnostic différentiel comprend également [2][12][13]:

Exemples de pathogènes associées à la diarrhée infectieuse[2][14][15][16]
Diarrhées virales Diarrhées bactériennes Diarrhée parasitaire Toxine

8 Traitement[modifier | w]

L'infection à Campylobacter, généralement spontanément résolutive et légère, est traitée par :

  • l'hydratation (orale ou parentérale)[16]
    • déshydratation légère (< 5% perte de poids) : 50 mL/kg en 4 heures
    • déshydratation modérée (5 à 10% de perte de poids) : 100 mL/kg en 4 heures
    • déshydratation sévère (> 10% perte de poids) : perfusion intraveineuse avec 70 mg/kg en 3 heures puis relais avec 20 mL/kg en 4 heures par voie orale ou 100 mL/kg en 4 heures par voie intraveineuse, jusqu'à arrêt de la diarrhée
  • la reconstitution des électrolytes (les désordres de la natrémie et du potassium sont fréquents)
  • les antibiotiques :
    • la première ligne de traitement antibiotique est l'azithromycine 1 g PO die ou 500 mg PO die X 3 jours[17]
    • la plupart des bactéries Campylobacter sont résistantes aux fluoroquinolones. [2][18][19]
Évitez les agents anti-motilité car ils peuvent entraver la résolution de l'infection.

8.1 Indication d'hospitalisation et/ou de traitement antibiotique[modifier | w]

Les éléments suivants sont des signes de gravité potentielle qui indiquent une nécessité d'hospitalisation et/ou de traitement antibiotique[16] :

  • des diarrhées invasives (glaires et/ou sang dans les selles)
  • un fièvre > 39°C
  • une déshydratation modérée[note 3] ou sévère[note 4]
  • certains contextes particuliers
    • les enfants < 11 mois et les patients âgés > 75 ans
    • l'immunodépression et les patients avec tares viscérales
  • une diarrhée hydroélectrolytique persistant > 3 jours malgré traitement symptomatique.

9 Complications[modifier | w]

Il existe de nombreuses complications médicales associées à l'infection à Campylobacter dont beaucoup ont un pronostic pire que l'infection aiguë elle-même [2]:

10 Évolution[modifier | w]

La mortalité globale pour l'infection à Campylobacter est de 24 pour 10 000 cas confirmés par culture. Chez les patients en bonne santé, les infections à Campylobacter ont une évolution auto-limitée avec d'excellents résultats cliniques. Environ 10,8% des patients nécessitent une hospitalisation, ce qui en fait la troisième cause d'hospitalisation pour gastro-entérite. Les patients immunodéprimés et âgés présentent les risques les plus élevés de maladie prolongée et mortelle. La plupart des patients connaissent une résolution de la maladie sans complications.[2][18]

Moins de 1% des patients présentent une bactériémie transitoire, qui survient au cours de l'infection aiguë. La bactériémie est associée à une mortalité comprise entre 2,5 et 12,5%.[26] Les patients immunodéprimés et les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une bactériémie.[27] Les patients atteints du VIH / SIDA ont une incidence accrue d'infection par Campylobacter et l'évolution est associé à un moins bon pronostic. Ces patients peuvent nécessiter plusieurs doses d'antibiothérapie. Ils sont plus susceptibles de présenter des symptômes extra-intestinaux et d'avoir une mortalité plus élevée.[2][28]

11 Prévention[modifier | w]

S'assurer que la volaille et la viande sont bien cuites à 70 °C avant l'ingestion réduit le risque d'infection. Le CDC recommande de laver les articles qui entrent en contact avec de la volaille crue. Ils recommandent également des planches à découper séparées pour la viande crue et le nettoyage des ustensiles après leur contact avec la viande crue.[1] Le lait et le fromage non pasteurisés doivent être évités. L'eau non traitée ne doit pas être consommée. Pratiquer une hygiène de base des mains diminue le risque d'infection.[2][29]

Les éclosions d'infection à Campylobacter sont recensés par la santé publique du Québec.

12 Notes[modifier | w]

  1. Unité formant colonie
  2. Bien que cela puisse prendre plus de temps à se développer chez les individus infectés par de plus petites quantités de bactéries
  3. Cernes, plis cutanée ±, soif
  4. Langue rôtie, pli cutané franc, oligurie, troubles de la conscience, tachycardie, hypotension artérielle, coma
  5. La proportion des patients ayant une infection à Campylobacter qui développe le syndrome de Guillain-Barré est estimé à 0,07%. 20 à 50% des patients avec un syndrome de Guillain-Barré présentaient une infection à Campylobacter 1 à 3 semaines avant.

13 Références[modifier | w]

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  2. 2,00 2,01 2,02 2,03 2,04 2,05 2,06 2,07 2,08 2,09 2,10 2,11 2,12 2,13 2,14 2,15 2,16 2,17 et 2,18 Greg H. Fischer et Elizabeth Paterek, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 30725718, lire en ligne)
  3. 3,0 et 3,1 Sharon V. R. Epps, Roger B. Harvey, Michael E. Hume et Timothy D. Phillips, « Foodborne Campylobacter: infections, metabolism, pathogenesis and reservoirs », International Journal of Environmental Research and Public Health, vol. 10, no 12,‎ , p. 6292–6304 (ISSN 1660-4601, PMID 24287853, Central PMCID 3881114, DOI 10.3390/ijerph10126292, lire en ligne)
  4. 4,0 4,1 et 4,2 « Application Chirurgie » (consulté le 13 novembre 2020)
  5. R. E. Black, M. M. Levine, M. L. Clements et T. P. Hughes, « Experimental Campylobacter jejuni infection in humans », The Journal of Infectious Diseases, vol. 157, no 3,‎ , p. 472–479 (ISSN 0022-1899, PMID 3343522, DOI 10.1093/infdis/157.3.472, lire en ligne)
  6. Nompilo Sibanda, Aaron McKenna, Anne Richmond et Steven C. Ricke, « A Review of the Effect of Management Practices on Campylobacter Prevalence in Poultry Farms », Frontiers in Microbiology, vol. 9,‎ , p. 2002 (ISSN 1664-302X, PMID 30197638, Central PMCID 6117471, DOI 10.3389/fmicb.2018.02002, lire en ligne)
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