Cervicite

De Wikimedica
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cervicite
Classe de maladie
Infectious CervicitisCDC PHIL6495.jpg
Cervicite à HSV
Caractéristiques
Signes Colpitis macularis , Leucorrhée , Friabilité du col utérin, Érythème vulvaire, Ulcérations cervicales, Exsudat endocervical
Symptômes
Douleur pelvienne, Dyspareunie , Dysurie , Asymptomatique , Spotting, Leucorrhée , Saignement post-coïtal, Prurit de l'appareil génital féminin
Étiologies
Cause idiopathique, Herpès génital, Stérilet, Gonorrhée, Chlamydia, Trichomonase, Mycoplasma genitalium, Diaphragme contraceptif
Informations
Terme anglais Cervicitis
Wikidata ID Q2463884
Spécialités Infectiologie, gynécologie, médecine de famille

OOjs UI icon check-constructive.svg


La cervicite est une inflammation du col de l'utérus caractérisée par une présence d’un exsudat purulent ou mucopurulent visible dans le canal endocervical, ou d’un saignement facilement induit ou prolongé, ou d’une friabilité au niveau de l’orifice cervical interne.[1]

Cette page indique la prise en charge syndromique.

1 Étiologies[modifier | w]

Les étiologies courantes sont :

2 Présentation clinique[modifier | w]

2.1 Facteurs de risque[modifier | w]

Les facteurs de risque sont :

2.2 Questionnaire[modifier | w]

Les symptômes sont[7][1]:

2.3 Examen clinique[modifier | w]

L'examen clinique permet d'objectiver les signes suivants[7][1]:

3 Examens paracliniques[modifier | w]

Les examens paracliniques pertinents sont[1] :

  • un PCR gonorrhée-chlamydia avec écouvillonnage vaginal ou endocervical[7]:
  • un PCR Herpès (si des ulcérations ou vésicules sont présentes sur le col)
  • un PCR Mycoplasma genitalium si:
    • cervicite persitante ou réccurante
    • après un traitement lorsque le PCR gonorrhée-chlamydia s'est avéré négatif
  • un PCR trichomonase si[7]:
    • cervicite persitante ou réccurante
    • après un traitement lorsque le PCR gonorrhée-chlamydia s'est avéré négatif.

4 Approche clinique[modifier | w]

S'il y a fièvre, douleur à la mobilisation du col ou douleur abdominale, considérer la PID.[1]

5 Diagnostic[modifier | w]

La cervicite fait partie d'une approche syndromique et est un diagnostic clinique.

6 Diagnostic différentiel[modifier | w]

Le diagnostic différentiel est [1][7]:

7 Traitement[modifier | w]

Code RAMQ:
  • 1K cas index

La décision de traiter de façon empirique l'infection à chlamydia ou l'infection gonococcique ou d'attendre les résultats des tests devrait être fondée sur :

  • la gravité de l'état clinique
  • la probabilité qu'une infection soit présente
  • es facteurs de risque d'ITSS
  • la disposition de la personne à s'abstenir de toute activité sexuelle et à revenir pour obtenir les résultats des tests ou faire l'objet d'un suivi.

Dans certaines circonstances, une approche basée sur l'attente des résultats d'analyses de laboratoire peut être préférable (versus un traitement empirique) puisque la plupart des cas de cervicite sont d'étiologie inconnue et les taux de résistance augmentent.

Traitement[7]
1ère intention
2e intention Utile si l'adhérence au traitement sera douteuse[1]:
HSV
Ce tableau indiquer la prise en charge syndromique, pour la prise en charge spécifique, voir:

8 Suivi[modifier | w]

En cas de cervicite persistante (> 48-72h) ou récurrente (réapparaissent à fin du traitement)[1][7]:

  • Évaluer la possibilité :
    • d'une mauvaise adhérence au traitement
    • l'utilisation d'un traitement autre que le traitement privilégié
    • d'une réexposition
    • résistante
    • d'une infection par d'autres agents pathogènes (p. ex. M.genitalium, T. vaginalis)
    • d'autres causes étiologiques.
  • Si la cause de la cervicite persistante ou récurrente n'est toujours pas diagnostiquée, consulter un collègue expérimenté ou orienter la personne vers un gynécologue.

8.1 Déclaration et notification aux partenaires[modifier | w]

Lorsqu'un traitement pour une ITS est indiqué, il convient de notifier, d'évaluer, de dépister et de traiter (le cas échéant) les partenaires sexuels[1][7]:

  • des 60 derniers jours précédent les symptômes ou le prélèvement
  • avant la fin d'un traitement ou 7 jours après un traitement à dose unique.
Code RAMQ:
  • 1L cas contact si prescript par un professionnel
  • 1M cas contact si remis par le cas index

Pour ces partenaires[7]:

  • dépister
  • en l'absence de symptômes, faire un traitement épidémiologique sans attendre le dépistage
  • en présence de symptôme, adopter une approche syndromique.

9 Complications[modifier | w]

Les complications sont :

10 Prévention[modifier | w]

La prévention passe par:

  • l'utilisation de méthodes contraceptives barrières (condom)
  • le dépistage.

11 Notes[modifier | w]

  1. La majorité du temps, aucun pathogène ne peut être identifié.
  2. Par réaction allergique.
  3. L'inflammation causée par la cervicite augmente le risque de contracter le VIH. La cervicite augmente aussi l'excrétion du VIH dans le canal cervical, ce qui accroît le risque de transmission.

12 Références[modifier | w]

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 Agence de la santé publique du Canada, « Guides sur les Syndromes associés aux ITS : Cervicite », sur www.canada.ca, (consulté le 19 mai 2022)
  2. Stephanie N. Taylor, « Cervicitis of unknown etiology », Current Infectious Disease Reports, vol. 16, no 7,‎ , p. 409 (ISSN 1523-3847, PMID 24859465, DOI 10.1007/s11908-014-0409-x, lire en ligne)
  3. Rebecca Lis, Ali Rowhani-Rahbar et Lisa E. Manhart, « Mycoplasma genitalium infection and female reproductive tract disease: a meta-analysis », Clinical Infectious Diseases: An Official Publication of the Infectious Diseases Society of America, vol. 61, no 3,‎ , p. 418–426 (ISSN 1537-6591, PMID 25900174, DOI 10.1093/cid/civ312, lire en ligne)
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Jeanne M. Marrazzo et David H. Martin, « Management of women with cervicitis », Clinical Infectious Diseases: An Official Publication of the Infectious Diseases Society of America, vol. 44 Suppl 3,‎ , S102–110 (ISSN 1537-6591, PMID 17342663, DOI 10.1086/511423, lire en ligne)
  5. Angélica Espinosa Miranda, Mariângela Freitas da Silveira, Valdir Monteiro Pinto et Geralda Carolina Alves, « Brazilian Protocol for Sexually Transmitted Infections, 2020: infections that cause cervicitis », Revista Da Sociedade Brasileira De Medicina Tropical, vol. 54, no suppl 1,‎ , e2020587 (ISSN 1678-9849, PMID 34008716, Central PMCID 8210491, DOI 10.1590/0037-8682-587-2020, lire en ligne)
  6. Stephanie N. Taylor, Shelly Lensing, Jane Schwebke et Rebecca Lillis, « Prevalence and treatment outcome of cervicitis of unknown etiology », Sexually Transmitted Diseases, vol. 40, no 5,‎ , p. 379–385 (ISSN 1537-4521, PMID 23588127, Central PMCID 3868214, DOI 10.1097/OLQ.0b013e31828bfcb1, lire en ligne)
  7. 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 7,5 7,6 7,7 7,8 et 7,9 « ITSS - Approche syndromique », sur INESSS, (consulté le 18 mai 2022)
  8. 8,0 8,1 8,2 et 8,3 « Cervicite - Gynécologie et obstétrique », sur Édition professionnelle du Manuel MSD (consulté le 20 mai 2022)
  9. Uzma Iqbal et Christina Wills, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 32965864, lire en ligne)
  10. 10,0 10,1 et 10,2 S. O. Aral, « Sexually transmitted diseases: magnitude, determinants and consequences », International journal of STD & AIDS, vol. 12, no 4,‎ , p. 211–215 (ISSN 0956-4624, PMID 11319969, DOI 10.1258/0956462011922814, lire en ligne)
  11. S. Cu-Uvin, J. W. Hogan, A. M. Caliendo et J. Harwell, « Association between bacterial vaginosis and expression of human immunodeficiency virus type 1 RNA in the female genital tract », Clinical Infectious Diseases: An Official Publication of the Infectious Diseases Society of America, vol. 33, no 6,‎ , p. 894–896 (ISSN 1058-4838, PMID 11512096, DOI 10.1086/322613, lire en ligne)
  12. K. Seck, N. Samb, S. Tempesta et C. Mulanga-Kabeya, « Prevalence and risk factors of cervicovaginal HIV shedding among HIV-1 and HIV-2 infected women in Dakar, Senegal », Sexually Transmitted Infections, vol. 77, no 3,‎ , p. 190–193 (ISSN 1368-4973, PMID 11402227, Central PMCID 1744303, DOI 10.1136/sti.77.3.190, lire en ligne)
  13. R. S. Mcclelland, C. C. Wang, K. Mandaliya et J. Overbaugh, « Treatment of cervicitis is associated with decreased cervical shedding of HIV-1 », AIDS (London, England), vol. 15, no 1,‎ , p. 105–110 (ISSN 0269-9370, PMID 11192850, DOI 10.1097/00002030-200101050-00015, lire en ligne)
  14. T. C. Wright, S. Subbarao, T. V. Ellerbrock et J. L. Lennox, « Human immunodeficiency virus 1 expression in the female genital tract in association with cervical inflammation and ulceration », American Journal of Obstetrics and Gynecology, vol. 184, no 3,‎ , p. 279–285 (ISSN 0002-9378, PMID 11228474, DOI 10.1067/mob.2001.108999, lire en ligne)

Les sections suivantes sont remplies automatiquement et se peupleront d'éléments à mesure que des pages sont crées sur la plateforme. Pour participer à l'effort, allez sur la page Gestion:Contribuer. Pour comprendre comment fonctionne cette section, voir Aide:Fonctions sémantiques.