Bronchiolite

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Bronchiolite
Maladie
RSV.PNG
Radiographie thoracique d'un enfant montrant des opacités péri-hilaires bilatérales typiquement retrouvées dans la bronchiolite.
Caractéristiques
Signes Apnée, Tachycardie , Tirage , Tachypnée , Battement des ailes du nez, Sibilance, Allongement du temps expiratoire, Fièvre , Crépitements, Altération de l'état de conscience , Asthénie , Cyanose , Hypoxie, cyanose (approche clinique), Hypoxémie (signe paraclinique)
Symptômes Anorexie , Congestion nasale, Rhinorrhée, Apnée, Wheezing, Oligurie, Diminution des apports, Anurie, Dyspnée , Détresse respiratoire, Tirage , Fièvre , Altération de l'état de conscience , Asthénie , Cyanose , Toux , Sillements, Perte de tonus
Diagnostic différentiel Allergie aux protéines du lait de vache, Réaction allergique, Tumeur, Trachéobronchomalacie, Pneumonie d'inhalation, Anneaux vasculaires
Informations
Spécialité Pédiatrie

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[ Classe (v1) ]

La bronchiolite est l'inflammation des voies respiratoires inférieures la plus fréquente chez les enfants âgés de moins de 24 mois. Il s'agit d'une inflammation au niveau des bronchioles, le plus souvent de cause virale.[1]

1 Épidémiologie[modifier | w]

Il s'agit d'une inflammation au niveau des bronchioles, le plus souvent de cause virale. Il en résulte une détresse respiratoire associée à une diminution de la prise orale, ce qui en fait l'un des motifs de consultation les plus fréquents en hiver chez la population des enfants âgés de moins de 24 mois avec un pic entre l'âge de 2 à 6 mois.[1] C'est le 5ème diagnostique le plus fréquent lors de visite chez le médecin de famille, et l'affection des voies respiratoires supérieures la plus fréquente.[2]

Le virus le plus souvent incriminé est le virus respiratoire syncitial (VRS), la majorité des cas de bronchiolite a lieu entre l'hiver et le début du printemps.[1][3]

Le virus respiratoire syncitial (VRS) a été retrouvé dans 80% des cas de bronchiolite suite à l'utilisation de tests moléculaires.[1][3] L'infection se produit essentiellement entre le mois d'octobre et le mois de mai, avec un pic d'incidence en janvier dans l'hémisphère nord, tandis qu'elle est plus fréquente en saison des pluies dans les climats tropicaux et semi-tropicaux.[4][5][6]

À l'âge de 2 ans, presque tous les enfants auront été affectés par le VRS et le risque de réinfection est élevé.[4][7] Une fois infectés, ils excrètent le virus même s'ils n'ont pas, ou qu'ils ont que peu de symptômes.[8]

Selon une méta-analyse, le taux annuel d'hospitalisations dues au VRS chez les enfants de moins de 5 ans était de 4.4 per 1000 (95% CI 3.0-6.4).[4][9] Chez les enfants de moins de 6 mois, il était de 20.0 per 1000 (95% CI 0.7-41.3), et chez les prématurés de moins de 1 an il était de 63.9 per 1000 (95% CI 37.5-109.7)[4]

2 Étiologies[modifier | w]

Virus respiratoire syncitial

Les bronchiolites sont d'origine virale dans 80% des cas et peuvent être bactériennes dans 20% des cas.[2]

Agents pathogènes impliqués dans la bronchiolite
Pathogène Explications
Virus Virus respiratoire syncytial
  • 80% des cas.
  • Le plus incriminé dans les formes graves de bronchiolites.[1][3]
Virus para-influenza type 3,

et moins fréquemment type 1 et 2.

  • Durant les 6 premiers mois de vie.
  • Moins virulents.
  • On retrouve moins de cas causés par les virus para-influenza chez la population de patients hospitalisés pour une bronchiolite.
  • Ils sont plutôt incriminés dans les infections des voies aériennes supérieures. [10][11][12]
Adénovirus
  • lorsque l'infection des voies aériennes inférieures est causée par un adénovirus, on retrouve souvent une pneumonie, un épanchement pleural, ou des manifestations extra-pulmonaires associés. [12][11]
Métapneumovirus humain
  • Touche l'enfant de moins de 3 ans
  • Cause une forme moins grave que la bronchiolite à VRS malgré une manifestation clinique similaire.[12][13][14]
Virus influenza A et B
  • Retrouvé dans 5% des bronchiolites. [12][15]
Autres virus
Bactéries les plus fréquentes M. pneumoniae, C. pneumoniae, S. pneumoniae [2]

3 Physiopathologie[modifier | w]

Voies respiratoires

Le virus circule à travers les voies respiratoires supérieures puis les bronches de petit et moyen calibre et les bronchioles causant une réponse inflammatoire.[Référence nécessaire]

Cette inflammation au niveau de la muqueuse respiratoire entraîne la nécrose des cellules épithéliales et la production de mucus obstruant ainsi les voies respiratoires. L'obstruction étant de type expiratoire, une partie de l'air inspiré se retrouve piégé à l'intérieur des alvéoles et peut provoquer des complications telles que l'atélectasie. [1][20]

À l'histopathologie on retrouve une nécrose des cellules ciliées, des espaces péribronchiolaires infiltrés de macrophages et de lymphocytes et un œdème sous-muqueux. Au lavage bronchoalvéolaire, on retrouve de nombreux polynucléaires. [12]

Il en résulte une augmentation des résistances des voies aériennes avec diminution de la compliance pulmonaire et augmentation du travail respiratoire.[Référence nécessaire]

L'hypoxémie est due à la présence de zones normalement perfusées mais anormalement ventilées dans le poumon.[Référence nécessaire]

Après diminution de l'inflammation et régénération des cellules épithéliales, l'évolution est favorable.[Référence nécessaire]

4 Présentation clinique[modifier | w]

4.1 Facteurs de risque[modifier | w]

Les facteurs de risque sont: [1][21][22][16][17][18][20]

  • un contact infectieux avec une personne ayant une IVRS
  • l'âge inférieur à 2 ans

4.2 Questionnaire[modifier | w]

Une infection des voies respiratoire supérieures suivie de symptômes de détresse respiratoire et d'un sifflement doit faire évoquer le diagnostic d'une bronchiolite.[20][16][17][18]

Lors du questionnaire des parents, on recherche :[20][16][17][18]

Il est également pertinent de questionner certains éléments en lien avec le contexte :

  • des antécédents de bronchiolite ou d'épisodes similaires
  • des contacts infectieux dans l'entourage (fratrie/garderie/famille)
  • des antécédents personnels ou familiaux d'asthme, d'atopie, de maladies cardio-respiratoires ou du tractus respiratoire
  • le statut vaccinal
  • l'histoire de la grossesse et de l'accouchement (prématurité, petit poids de naissance, traumatisme à la naissance, anomalie congénitale)
  • la présence d'éléments environnementaux (fumée, allergènes, blattes, acariens, chats et chiens)
  • la possibilité d'ingestion d'un corps étranger.

4.3 Examen clinique[modifier | w]

Tirage intercostal

À l'examen clinique, les signes suivants sont à rechercher :[1][20][16][17][18][24]

La détresse respiratoire, l'augmentation du travail respiratoire, la fréquence respiratoire et l'oxygénation peuvent changer rapidement avec les pleurs, la toux et l'agitation. La désaturation peut se produire dans toutes ces circonstances ainsi que pendant le sommeil lorsque les muscles de la paroi thoracique se relâchent, rétrécissant davantage les voies respiratoires intrathoraciques.[23]

5 Examens paracliniques[modifier | w]

Le diagnostic de la bronchiolite est clinique, les examens complémentaires ne sont pas indiqués en cas de bronchiolite non compliquée. [25]

Des examens peuvent êtres faits dans certaines situations telles qu'une hypoxémie, la survenue de complications, l'évaluation d'une surinfection, l'élimination de diagnostics différentiels, et ce particulièrement chez les patients présentant des comorbidités telles que des maladies cardiopulmonaires[1]:

  1. le gaz sanguin: doit être évaluée pour déterminer le taux d'oxygénation et de ce fait la gravité de l'affection: hypoxémie, augmentation de la PaCO2.
  2. Tests rapides à la recherche des Ag du virus respiratoire syncytial par lavage ou aspiration nasale.
  3. Radiographie thoracique: donnent généralement des résultats non spécifiques[note 1] :
    • Aplatissement des coupoles diaphragmatiques
    • Infiltrat interstitiel et opacités péri-hilaire bilatérales
    • atélectasie
    • Hyperinflation pulmonaire

6 Diagnostic[modifier | w]

La bronchiolite est un diagnostic clinique. Un prodrome d'IVRS suivi de signes de travail respiratoire accru[note 2] avec une respiration sifflante et/ou des crépitements chez les enfants de moins de 2 ans doivent orienter le diagnostic.[26]

7 Diagnostic différentiel[modifier | w]

La bronchiolite doit être distinguée de diverses affections aiguës et chroniques qui affectent les voies respiratoires : [20][27][28][23]

Diagnostics différentiels de la bronchiolite[20][27][28][23]
Diagnostique différentiel Caractéristiques
Asthme ou exacerbation d'un asthme connu
  • Déclenchée par une infection respiratoire virale
  • Terrain asthmatique familial
  • Épisodes récurrents de respiration sifflante
  • Antécédents familiaux ou personnels d'asthme, d'eczéma ou d'atopie
  • Cependant, lors du premier épisode de respiration sifflante chez un nourrisson/enfant, il est difficile de distinguer la bronchiolite de l'asthme
pneumonie
  • Les enfants atteints de pneumonie bactérienne peuvent apparaître plus malades (p. ex. fièvre plus élevée)
  • Les caractéristiques cliniques ne peuvent pas différencier de manière fiable une infection bactérienne d'une infection virale
Pneumonie d'inhalation
  • Toux avec les tétées
  • Réflexe de succion faible
  • Cyanose pendant l'alimentation
  • Stridor récurrent ou chronique
  • Peut être secondaire à un reflux gastro-œsophagien et/ou à un dysfonctionnement de la déglutition
  • Peut survenir comme une complication de la bronchiolite (Voir dans la section complications)
Coqueluche
  • Les nourrissons atteints de coqueluche peuvent ne pas avoir les symptômes caractéristiques de la coqueluche et peuvent donc se présenter avec une toux non paroxystique.
  • La présentation clinique peut être similaire à celle de la bronchiolite
  • Les tests microbiologiques sont nécessaires pour poser le diagnostique
Maladie pulmonaire chronique sous-jacente Symptômes prolongés ou récurrents tels que:
  • Respiration sifflante
  • Aspiration
  • Stridor
  • Infections respiratoires répétées
  • Prise de poids insuffisante
  • Les enfants présentant des troubles pulmonaires sous-jacents ont tendance à avoir plus de comorbidité et nécessitent une hospitalisation plus souvent prolongée.
Cardiopathie congénitale
  • Faible gain de poids
  • Mauvaise perfusion périphérique
  • Anomalies à l'examen cardiaque (p. Ex., Un souffle cardiaque pathologique, 2ème bruit cardiaque anormal, galop, frottement, précordium actif)
  • Les enfants atteints de maladies cardiaques sous-jacentes peuvent avoir un épisode aigu de bronchiolite superposé et, dans certains cas, le trouble sous-jacent n'est pas reconnu avant l'épisode aigu.
  • Tout comme les patients avec une maladie pulmonaire chronique sous-jacente, ceux qui présentent une cardiopathie congénitale sous-jacente ont tendance à avoir plus de comorbidité et une durée d'hospitalisation plus longue.
Insuffisance cardiaque
  • Diaphorèse et/ou fatigabilité lors de l'alimentation
  • Faible prise de poids
  • Rythme de galop
  • Souffle cardiaque
  • Hépatomégalie.
Anneaux vasculaires
  • Stridor
  • Respiration sifflante
  • Toux
  • Dysphagie
  • Difficulté à s'alimenter
  • À la radiographie thoracique latérale: inclinaison antérieure de la trachée
  • D'autres examens complémentaires sont nécessaires au diagnostique: œsophagographie par contraste baryté, bronchoscopie, angiographie par résonance magnétique
Aspiration d'un corps étranger
  • Début brutal
  • Absence de signes d'infection des voies respiratoires supérieures
  • Antécédents d'étouffement (mais pas toujours présents)
  • Respiration sifflante monophonique focale
  • Diminution de l'entrée d'air focale
  • Un indice de suspicion élevé doit être maintenu pour l'aspiration de corps étrangers afin qu'un traitement définitif puisse être fourni à temps
Réaction allergique
  • Antécédents familiaux d'allergies
  • Réaction causée par l'exposition à l'allergène
Allergie aux protéines du lait de vache
  • Manifestations respiratoires suivant le passage du lait maternel à un lait maternisé
Reflux gastro-œsophagien
  • Un contexte d'épisodes multiples
  • Symptomatologie aigue pouvant imiter une bronchiolite
  • La laryngoscopie montre un œdème de la glotte postérieure et une inflammation des aryténoïdes
Fistule trachéo-œsophagienne.
  • Respiration bruyante
  • Épisodes de toux et d’étouffements
  • Cyanose
  • Ballonnement abdominal
  • Le diagnostique est souvent prénatal à l'échographie, ou post natal par positionnement d'une sonde nasogastrique ou orogastrique avec radiographie
Trachéobronchomalacie
  • Dyspnée expiratoire, parfois inspiratoire.
  • Sibilance
  • Stridor
  • Les symptômes peuvent être continus ou intermittents
  • Amélioration des symptômes après intubation
  • Peut être associée à une dysplasie bronchopulmonaire, atrésie œsophagienne, fistule trachéo-œsophagienne
Tumeur comprimant les voies respiratoires
  • Un bon questionnaire et un examen physique complet à la recherche des symptômes B et des signes liés à la tumeur permettront de la distinguer d'une bronchiolite

8 Traitement[modifier | w]

Le traitement de la bronchiolite dépend de l'état du patient. Généralement, il s'agit d'un traitement de support et la plupart des enfants peuvent retourner à leur domicile avec de simples mesures d'hydratation et de confort. [29]

Les indications de l'hospitalisation comprennent : [29]

  • la détresse respiratoire d'évolution rapide
  • un aspect toxique (p. ex., cyanose, léthargie, fatigue)
  • des antécédents d'apnée
  • l'hypoxémie
  • la prise de liquide insuffisante
  • des antécédents défavorables à l'évolution, telles qu'une cardiopathie, un déficit immunitaire ou une dysplasie bronchopulmonaire.

8.1 Patients stables[modifier | w]

Interventions Description
Traitement de soutien Dans la plupart des cas, le traitement de la bronchiolite est un traitement de soutien:[27]
Nébulisation d'adrénaline L'utilisation d'une nébulisation d'adrénaline et de la dexaméthasone par voie orale n'est pas recommandée. Pourtant, selon une publication du Groupe de recherche en urgence pédiatrique du Canada, cette bithérapie semblait raccourcir la durée d'hospitalisation, de plus amples recherches devraient être considérées pour évaluer le rôle de cette thérapie. En outre, il est nécessaire d'évaluer les avantages possibles des Corticoïdes par rapport aux risques du traitement aux Stéroïdes. De ce fait, les corticoïdes ne sont pas systématiquement recommandés pour traiter la bronchiolite.[27][30]
Antibiotiques Les antibiotiques ne devraient pas être utilisés, excepté en cas d'infection bactérienne secondaire.[27][31]
Thérapies antivirales Les thérapies antivirales, telles que la Ribavirine, ne sont pas recommandées pour le traitement systématique de la bronchiolite chez des enfants ne présentant pas de comorbidités.[27][31]. L'Oseltamivir, chez les patients positifs pour la grippe A, prescrit durant les 2 jours suivant le début des symptômes semble influencer le cours de la maladie de façon favorable.[1]
Indication d'hospitalisation Les indications à l'hospitalisation sont:[20][27]
  • Signes de détresse respiratoire d'évolution rapide (Tirage intercostal, respiration bruyante, fréquence respiratoire >70/min)
  • Aspect toxique (cyanose, Léthargie)
  • Antécédents d'apnée.
  • Hypoxie.
  • Oxygène d’appoint nécessaire pour maintenir les saturations au dessus de 90 %.
  • Prise de liquide insuffisante.
  • Présence de facteurs de risques tels qu'une cardiopathie, un déficit immunitaire ou une dysplasie bronchopulmonaire.

8.2 Patients instables[modifier | w]

Traitements chez les patients instables[32][12]
Intervention Description
Dégager les voies respiratoires supérieures L'aspiration des secrétions naso-pharyngées est essentielle étant donné que le nourrisson respire essentiellement par le nez. Il s'agit de la pierre angulaire du traitement.
Oxygénation
  • L'objectif est de maintenir une SaO2 > 90%.
  • Une saturométrie en permancence est recommandée.
Décubitus dorsal à 30° avec la tête en légère extension
  • Il s'agit de la position recommandée, car elle facilite la respiration
Apport hydro-éléctriques en i.v
  • Rien par la bouche initialement (jeûne)
Bronchodilatateurs Restent encore très controversés, et leur utilisation de façon systématique dans la bronchiolite virale n'est présentement pas recommandée
  • Adrénaline racémique 0.1% soit 1.5 mg dans 4 ml de NaCl 3% en nébulisation ou
Critères d'admission aux USI[32]
  1. Absolus
    • Altération de l'état général
    • Apnées
    • Insuffisance respiratoire aiguë
  2. Relatifs
    • Présence de facteurs de risque de gravité
    • Difficulté respiratoire marquée
    • Hypercapnies sans signes cliniques
Surveillance
  • SpO2: si inférieur à 94%, indication à l'oxygénothérapie
  • PA par cathéter artériel
  • Surveillance du poids chaque 24h
Évaluation
  • Formule numération sanguine et CRP: à la recherche d'une surinfection bactérienne, répétée chaque 48 à 72h
  • Gazométrie sanguine: répétée chaque 4 à 8h
  • Ionogramme: répété chaque 24h à la recherche de trouble hydro-éléctrolytiques
  • Culture des sécrétions: à la recherche d'une surinfection bactérienne chez un patient avec une détérioration de l'état respiratoire
  • Radiographie thoracique à répéter si on observe une aggravation clinique, et à refaire chaque 24h chez un patient intubé
Traitement en soins intensifs
  • Hydratation: combler le déficit en 24 à 48h, puis maintenance
  • FiO2: 1.0 initialement, puis sevrer pour viser une SaO2 > 95%
  • CPAP: afin d'éviter une intubation avec ventilation mécanique
  • Ventilation mécanique: fréquence 15-25/min avec temps expiratoire prolongé 2-3 sec, volume courant 6mL/kg, ou pression de ventilation 25-30 cmH2O
  • Antibiothérapie: selon le cas. L'interrompre si les cultures reviennent négatives
  • Bronchodilatateurs: selon le cas
  • Physiothérapie respiratoire: pour la désobstruction des voies aériennes

Critères de donner congé aux patients admis avec bronchiolite sont : [27]

  • une amélioration des symptômes respiratoires
  • une SaO2 supérieure à 90% à l'air ambient ou possibilité d'une oxygénothérapie à domicile
  • une hydratation orale adéquate
  • une bonne compréhension des parents et la possibilité de ceux-ci de revenir au besoin.

9 Complications[modifier | w]

Dans la plupart des cas, l'évolution va vers une guérison spontanée en 3 à 5 jours, et le taux de mortalité est < 0,1% suite à une bonne prise en charge. Néanmoins la toux et la sibilance peuvent persister jusqu'à 2 à 4 semaines.[20]

Chez la plupart des nourrissons auparavant en bonne santé, la bronchiolite se résout sans complications. Cependant, certains patients peuvent être gravement atteints, en particulier ceux ayant les facteurs de risques suivants[33]:

  • Prématurité
  • Âgé inférieur à 3 mois
  • Tabagisme passif
  • Maladie cardiopulmonaire chronique
  • Immunodéficience sous-jacente
  • Maladie cardiaque congénitale
  • Trouble neuromusculaire

Ces patients courent un risque accru de complications, dont les plus graves sont l'apnée et l'insuffisance respiratoire. Les complications les plus fréquentes sont :

  • Apnée: L'apnée survient en particulier chez les nourrissons nés prématurément et ceux de moins de deux mois (c'est-à-dire ceux dont l'âge post-menstruel <48 semaines). Le risque d'apnée n'est pas spécifique à un pathogène particulier. Se présenter avec une apnée est un facteur de risque d'insuffisance respiratoire et la nécessité d'une ventilation mécanique [23]. L'apnée a été documentée dans 5 % dans une étude prospective multicentrique de trois ans (2007 à 2010) qui a inclus 2156 enfants de <2 ans hospitalisés pour bronchiolite. [34] . Le risque d'apnée n'était pas augmenté avec le RSV par rapport aux autres pathogènes viraux
  • Insuffisance respiratoire: L'insuffisance respiratoire est une autre complication grave de la bronchiolite . Dans une autre étude multicentrique, 16% des nourrissons et des enfants de moins de deux ans hospitalisés avec le VRS ont nécessité un soutien en soins intensifs (avec ou sans ventilation mécanique). Cependant, le besoin de soins intensifs variait en fonction de la présence et du type de facteurs de risque de maladie grave: [23]
    • Aucun facteur de risque connu : 7%
    • Maladie cardiaque congénitale, dysplasie bronchopulmonaire ou immunosuppression : 19 à 37 %
    • Âge <6 semaines : 29 %
  • Hypoxémie: associée le plus souvent au bouchon muqueux et à l'atélectasie. C'est une complication fréquente chez les enfants atteints de bronchiolite. Il peut répondre uniquement à un supplément d'oxygène, bien qu'il nécessite parfois une assistance respiratoire supplémentaire. L'insuffisance respiratoire hypercapnique, associée à la fatigue, nécessite généralement une assistance respiratoire supplémentaire (p. Ex. Intubation et ventilation mécanique). Le besoin d'une assistance respiratoire avec de la ventilation mécanique est augmenté chez les nourrissons de moins de 12 mois et les conditions médicales à haut risque. [23]
  • Déshydratation : Les signes de déshydratation doivent être surveillés (par exemple, augmentation de la fréquence cardiaque, muqueuse sèche, fontanelle enfoncée, diminution du débit urinaire Les nourrissons atteints de bronchiolite peuvent avoir des difficultés à maintenir une hydratation adéquate en raison de besoins hydriques accrus (liés à la fièvre et à la tachypnée), à ​​une diminution de l'apport oral (lié à la tachypnée et à la détresse respiratoire) et / ou à des vomissements. L'administration de liquide parentéral ou nasogastrique peut être nécessaire. [23]
  • Pneumonie d'aspiration: Le risque d'aspiration augmente pendant la bronchiolite active et disparaît des semaines plus tard lorsque la tachypnée et le travail respiratoire diminuent. [23]
  • Infection bactérienne secondaire: À l'exception de l'otite moyenne, une infection bactérienne secondaire est rare chez les nourrissons et les jeunes enfants atteints de bronchiolite ou d'infection par le RSV. [23] Le risque de pneumonie bactérienne secondaire est accru chez les enfants qui doivent être admis en unité de soins intensifs, en particulier ceux qui nécessitent une intubation [35]. Dans une étude prospective de neuf ans portant sur 565 enfants (<3 ans) hospitalisés pour une infection à RSV documentée, une infection bactérienne ultérieure s'est développée dans seulement 1,2% et une pneumonie bactérienne subséquente dans 0,9% [36].

10 Évolution[modifier | w]

Des rapports de causalité entre la bronchiolite causée par le VRS et la maladie asthmatique sont encore très discutés. Une étude de cohorte prospective Early Life (RBEL) a retrouvé une corrélation entre la respiration sifflante secondaire à la bronchiolite due au VRS et le développement d'asthme précoce chez les enfants.[1][22] Certaines études indiqueraient qu'environ la moitié des enfants hospitalisés pour une bronchiolite sud du Canada, développent de l'asthme.[37][25] Tandis que d'autres études n'ont pas conclu à la présence d'un lien entre les infections à VRS et l'asthme.[38] Mais de plus amples études devront déterminer le rôle potentiel des infections dues au VRS et les différents types d'asthme.[37][25]

Il est plus probable que des antécédents de respiration sifflante récurrente et des antécédents familiaux d'asthme, d'allergies, et de dermatite atopique, soient plus incriminés dans le risque de développer de asthme chez ces patients là.[1] [39]

11 Prévention[modifier | w]

Un premier épisode de bronchiolite ne confère pas d’immunité permanente, car il existe différents sous-types incriminés. Aussi, les réinfections à VRS sont fréquentes, mais la présentation clinique lors de la réinfection sera atténuée comparativement à la primo-infection.[8]

11.1 Prophylaxie aux anticorps monoclonaux[modifier | w]

La prophylaxie aux anticorps monoclonaux dirigés contre le VRS tel que le palivizumab, est utilisée pour la prévention de la bronchiolite causée par le VRS chez une population particulière de patients selon des critères définis par l'American Academy of Pediatrics (AAP) [1][20][40][41]. Les populations spécifiques visées sont:

  1. Prématurés nés avant 29 semaines et âgés de moins de 12 mois au début de la saison du VRS.
  2. Patients de moins de 32 semaines de gestation qui ont une maladie pulmonaire chronique, une cardiopathie congénitale hémodynamiquement significative et qui ont moins de 12 mois.
  3. Enfants de 12 mois ou moins atteints de troubles pulmonaires anatomiques et de troubles neuromusculaires qui inhibent la clairance des voies respiratoires.
  4. Patients de 12 mois et moins immunodéprimés.
  5. Patients atteints des les conditions mentionnées et qui ont également d'autres comorbidités génétiques.

Le palivizumab est administré à la dose de 15 mg/kg IM. La 1ère dose juste avant le début habituel de la saison du VRS, correspondant au début novembre en Amérique du Nord. Suivi de doses répétées à 1 mois d'intervalle durant toute la durée de la saison, soit 5 doses.

11.2 Vaccins[modifier | w]

Des vaccins maternels, pédiatriques et adultes contre le VRS sont en cours de développement dans des essais cliniques.[1][20][40][41] En effet, 121 essais cliniques de 16 organismes sont actuellement à la recherche d'un vaccin contre le VRS depuis juillet 2019 selon l’Agence de la santé publique du Canada dans un article publié en date du 2 avril 2020. Ces essais portent sur quatre agents d’immunisation active à savoir des vaccins vivants atténués, vaccins à base de particules, vaccins à sous-unités et à base de vecteurs et un agent d’immunisation passive à savoir un anticorps monoclonal. Certains de ces essais sont en phase 3 tandis que d'autres sont en fin de phase préclinique voir en début de phase clinique.[42]

12 Notes[modifier | w]

  1. Ces résultats, s'ils sont mal interprétés, pourraient mener à une utilisation abusive d'antibiotiques. Cependant, chez les nourrissons et les jeunes enfants souffrant de détresse respiratoire modérée ou sévère (p.ex., évasement nasal, rétractions, grognements, fréquence respiratoire> 70 respirations / minute, dyspnée ou cyanose), des radiographies peuvent être justifiées, en particulier si on retrouve des éléments a l'examen physique comme un souffle cardiaque chez un nourrisson ou des crépitants a l'auscultation pulmonaire. La radiographie peut-être pertinente s'il est nécessaire d'exclure d'autres diagnostics différentiels. Les radiographies peuvent également être indiquées pour exclure d'autres diagnostics chez les enfants qui ne s'améliorent pas au rythme attendu.
  2. p.ex., tachypnée, tirage, battement des ailes du nez.

13 Références[modifier | w]

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 1,10 1,11 1,12 1,13 et 1,14 Evelyn N. Erickson, Rupal T. Bhakta et Magda D. Mendez, StatPearls, StatPearls Publishing, (PMID 30137791, lire en ligne)
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Toronto Notes, , FM18
  3. 3,0 3,1 et 3,2 Alyssa H. Silver et Joanne M. Nazif, « Bronchiolitis », Pediatrics in Review, vol. 40, no 11,‎ , p. 568–576 (ISSN 1526-3347, PMID 31676530, DOI 10.1542/pir.2018-0260, lire en ligne)
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 « UpToDate », sur www.uptodate.com (consulté le 5 décembre 2020)
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