Utilisateur:Roxanne Arsenault/Brouillons/Syndrome de Horner : Différence entre versions

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*la {{Étiologie|nom=fistule carotido-caverneuse}} ou masse au niveau du sinus caverneux <ref name=":15" />
 
*la {{Étiologie|nom=fistule carotido-caverneuse}} ou masse au niveau du sinus caverneux <ref name=":15" />
 
*la dissection ou l'{{Étiologie|nom=anévrisme de l'artère carotide interne}}
 
*la dissection ou l'{{Étiologie|nom=anévrisme de l'artère carotide interne}}
*les {{Étiologie|nom=Céphalées en grappe}} (''cluster headache'')
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*les {{Étiologie|nom=céphalées en grappe|principale=0}} (''cluster headache'')
 
*les lésions des régions sellaire et parasellaire ({{Étiologie|nom=Tumeur pituitaire}}, tumeur métastatique).
 
*les lésions des régions sellaire et parasellaire ({{Étiologie|nom=Tumeur pituitaire}}, tumeur métastatique).
  
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=== Questionnaire ===
 
=== Questionnaire ===
 
Le patient qui se présente avec un syndrome de Horner peut donc se plaindre de:
 
Le patient qui se présente avec un syndrome de Horner peut donc se plaindre de:
* {{Symptôme|nom=Miosis|affichage=|prévalence=}}
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* d'{{Symptôme|nom=anhidrose faciale|affichage=|prévalence=}}
* Autres symptômes neurologiques (en cas de syndrome de Horner non isolé).
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* d'autres symptômes neurologiques (en cas de syndrome de Horner non isolé).
La localisation de la lésion dans le syndrome de Horner est cruciale pour une prise en charge adéquate. Une anamnèse détaillée et un examen physique sont donc d'une importance vitale.<ref name=":0">{{Citation d'un lien web|langue=en|nom1=Z|prénom1=Khan|nom2=Pc|prénom2=Bollu|titre=Horner Syndrome|url=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29763176/|site=PubMed|date=2020 Jan|pmid=29763176|consulté le=2020-08-11}}</ref>
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La localisation de la lésion dans le syndrome de Horner est cruciale pour une prise en charge adéquate. Les éléments suivants devront être explorer <ref name=":0">{{Citation d'un lien web|langue=en|nom1=Z|prénom1=Khan|nom2=Pc|prénom2=Bollu|titre=Horner Syndrome|url=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29763176/|site=PubMed|date=2020 Jan|pmid=29763176|consulté le=2020-08-11}}</ref>:
* Une anamnèse détaillée de l'historique médical du patient doit être effectuée - notamment, la prise d'agents mydriatique ou myotique doit être explorée.
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* la prise d'agents mydriatique ou myotique
* Des problèmes d'équilibre, d'audition ou de déglutition peuvent potentiellement suggérer une atteinte du neurone central de premier ordre.
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* des problèmes d'équilibre, d'audition ou de déglutition (atteinte du neurone central de premier ordre)
* Un historique de trauma ou d'intervention chirurgicale au niveau du visage, du crâne, du cou, des épaules ou du dos peut indiquer une atteinte du neurone pré-ganglionnaire de deuxième ordre.
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* les traumatismes ou interventions chirurgicales au niveau du visage, du crâne, du cou, des épaules ou du dos (atteinte du neurone pré-ganglionnaire de deuxième ordre)
* La présence de signes et de symptômes récents tels que la perte de poids, la fatigue, la fièvre et la lymphadénopathie laissent présager une cause plus sévère, telle qu'une tumeur maligne sous-jacente.
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* la présence perte de poids, de fatigue, de fièvre ou de lymphadénopathie (tumeur maligne sous-jacente)
* Une anamnèse détaillée des céphalées, si présentes, doit être effectuée.
+
* une anamnèse détaillée des céphalées
* Un historique de lésions cutanées ou d'infection à herpès zoster doit être exploré.
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* l'historique de lésions cutanées ou d'infection à herpès zoster  
* La présence de douleur et sa sévérité doit également être notée.  
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* la présence de douleur et sa sévérité doit également être notée.  
 
=== Examen clinique ===
 
=== Examen clinique ===
 
Le syndrome de Horner est une triade dont tous les éléments sont constatés à l'examen physique :  
 
Le syndrome de Horner est une triade dont tous les éléments sont constatés à l'examen physique :  
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Les étiologies du syndrome de Horner sont variés et l<nowiki>''</nowiki>examen physique doit donc contenir les éléments suivants<ref name=":05">{{Citation d'un lien web|langue=en|nom1=Z|prénom1=Khan|nom2=Pc|prénom2=Bollu|titre=Horner Syndrome|url=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29763176/|site=PubMed|date=2020 Jan|pmid=29763176|consulté le=2020-08-11}}</ref> :  
 
Les étiologies du syndrome de Horner sont variés et l<nowiki>''</nowiki>examen physique doit donc contenir les éléments suivants<ref name=":05">{{Citation d'un lien web|langue=en|nom1=Z|prénom1=Khan|nom2=Pc|prénom2=Bollu|titre=Horner Syndrome|url=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29763176/|site=PubMed|date=2020 Jan|pmid=29763176|consulté le=2020-08-11}}</ref> :  
 
*l'examen oculaire :  
 
*l'examen oculaire :  
**{{Examen clinique|nom=acuité visuelle|indication=}}
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**l'{{Examen clinique|nom=acuité visuelle|indication=}}
 
**{{Examen clinique|nom=Vision des couleurs|indication=}}
 
**{{Examen clinique|nom=Vision des couleurs|indication=}}
 
**{{Examen clinique|nom=Champ visuel|indication=}}
 
**{{Examen clinique|nom=Champ visuel|indication=}}
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* il est également important d'effectuer un examen systémique détaillé, en accordant une attention particulière aux systèmes neurologique, pulmonaire et cardiovasculaire et en tenant compte des différentes causes d'atteinte des fibres sympathiques décrites précédemment :
 
* il est également important d'effectuer un examen systémique détaillé, en accordant une attention particulière aux systèmes neurologique, pulmonaire et cardiovasculaire et en tenant compte des différentes causes d'atteinte des fibres sympathiques décrites précédemment :
 
** à l'examen neurologique :  
 
** à l'examen neurologique :  
*** si atteinte du tronc cérébral: {{Signe clinique|nom=Ataxie (signe clinique)|affichage=|prévalence=}}, {{Signe clinique|nom=Dysphagie (situation clinique)|affichage=|prévalence=}} , {{Signe clinique|nom=Dysarthrie|affichage=|prévalence=}}, {{Symptôme|nom=Diplopie (symptôme)|affichage=|prévalence=}}, {{Signe clinique|nom=Nystagmus|affichage=|prévalence=}}
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*** si atteinte médullaire: {{Signe clinique|nom=Atteinte motrice ou sensitive|affichage=|prévalence=}}, {{Signe clinique|nom=Atteinte dysautonomique|affichage=|prévalence=}}
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*** si atteinte médullaire: {{Signe clinique|nom=Atteinte motrice ou sensitive|affichage=|prévalence=}}, {{Signe clinique|nom=dysautonomie|affichage=|prévalence=}}
 
*** si plexopathie brachiale: {{Signe clinique|nom=Atteinte motrice ou sensitive au niveau du membre supérieur|affichage=|prévalence=}}
 
*** si plexopathie brachiale: {{Signe clinique|nom=Atteinte motrice ou sensitive au niveau du membre supérieur|affichage=|prévalence=}}
 
*** si atteinte du sinus caverneux ou de la base du crâne: {{Signe clinique|nom=Atteinte de nerfs crâniens|affichage=|prévalence=}}
 
*** si atteinte du sinus caverneux ou de la base du crâne: {{Signe clinique|nom=Atteinte de nerfs crâniens|affichage=|prévalence=}}
 
*** si anévrisme de la carotide interne: atteinte des nerfs crâniens III, IV, V, VI
 
*** si anévrisme de la carotide interne: atteinte des nerfs crâniens III, IV, V, VI
 
** à l'examen pulmonaire :
 
** à l'examen pulmonaire :
*** si tumeur de Pancoast: plexopathie brachiale, paresthésie dans le territoire C8-T1 par radiculopathie, dyspnée <ref>{{Citation d'un ouvrage|prénom1=Vipin D.|nom1=Villgran|prénom2=Rebanta K.|nom2=Chakraborty|prénom3=Sujith V.|nom3=Cherian|titre=StatPearls|éditeur=StatPearls Publishing|date=2021|pmid=29489146|lire en ligne=http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK482155/|consulté le=2021-04-07}}</ref>  
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*** si tumeur de Pancoast : plexopathie brachiale, paresthésie dans le territoire C8-T1 par radiculopathie, dyspnée <ref>{{Citation d'un ouvrage|prénom1=Vipin D.|nom1=Villgran|prénom2=Rebanta K.|nom2=Chakraborty|prénom3=Sujith V.|nom3=Cherian|titre=StatPearls|éditeur=StatPearls Publishing|date=2021|pmid=29489146|lire en ligne=http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK482155/|consulté le=2021-04-07}}</ref>  
 
** à l'examen cardiovasculaire :
 
** à l'examen cardiovasculaire :
*** si fistule carotido-caverneuse: proptose pulsatile, chémosis conjonctival, dilatation des vaisseaux épiscléraux <ref>{{Citation d'un article|prénom1=Imtiaz A.|nom1=Chaudhry|prénom2=Sahar M.|nom2=Elkhamry|prénom3=Waleed|nom3=Al-Rashed|prénom4=Thomas M.|nom4=Bosley|titre=Carotid cavernous fistula: ophthalmological implications|périodique=Middle East African Journal of Ophthalmology|volume=16|numéro=2|date=2009-04|issn=0975-1599|pmid=20142962|pmcid=2813585|doi=10.4103/0974-9233.53862|lire en ligne=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20142962|consulté le=2021-04-07|pages=57–63}}</ref>  
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*** si fistule carotido-caverneuse : proptose pulsatile, chémosis conjonctival, dilatation des vaisseaux épiscléraux <ref>{{Citation d'un article|prénom1=Imtiaz A.|nom1=Chaudhry|prénom2=Sahar M.|nom2=Elkhamry|prénom3=Waleed|nom3=Al-Rashed|prénom4=Thomas M.|nom4=Bosley|titre=Carotid cavernous fistula: ophthalmological implications|périodique=Middle East African Journal of Ophthalmology|volume=16|numéro=2|date=2009-04|issn=0975-1599|pmid=20142962|pmcid=2813585|doi=10.4103/0974-9233.53862|lire en ligne=https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20142962|consulté le=2021-04-07|pages=57–63}}</ref>  
 
* à l'examen cutané :  
 
* à l'examen cutané :  
 
** une {{Signe clinique|nom=anhidrose faciale|affichage=|prévalence=}} ipsilatérale. <ref group="note">Une anhidrose faciale ipsilatérale peut se présenter s'il y a une lésion au niveau des fibres précédant généralement le ganglion cervical supérieur. Des lésions au niveau des neurones post-ganglionnaires de troisième ordre, survenant ainsi après la ramification des fibres sudomotrices, perturbent que très peu la sudation.</ref><ref name=":05" /><ref name=":16" />
 
** une {{Signe clinique|nom=anhidrose faciale|affichage=|prévalence=}} ipsilatérale. <ref group="note">Une anhidrose faciale ipsilatérale peut se présenter s'il y a une lésion au niveau des fibres précédant généralement le ganglion cervical supérieur. Des lésions au niveau des neurones post-ganglionnaires de troisième ordre, survenant ainsi après la ramification des fibres sudomotrices, perturbent que très peu la sudation.</ref><ref name=":05" /><ref name=":16" />
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===Imagerie===
 
===Imagerie===
 
*{{Examen paraclinique|nom=Radiographie pulmonaire|indication=}}, suivie d'une {{Examen paraclinique|nom=Tomodensitométrie|indication=}} (TDM) (si suspicion de malignité pulmonaire)
 
*{{Examen paraclinique|nom=Radiographie pulmonaire|indication=}}, suivie d'une {{Examen paraclinique|nom=Tomodensitométrie|indication=}} (TDM) (si suspicion de malignité pulmonaire)
*{{Examen paraclinique|nom=TDM crânien|indication=}}
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*{{Examen paraclinique|nom=TDM cérébral|indication=}}
*{{Examen paraclinique|nom=Imagerie par résonance magnétique|indication=}} (IRM)
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*{{Examen paraclinique|nom=IRM cérébral|indication=}} (IRM)
 
=== Tests pharmacologiques ===
 
=== Tests pharmacologiques ===
 
L'apraclonidine et la cocaïne sont utilisés principalement pour confirmer le diagnostic du syndrome de Horner, tandis que l'hydroxyamphétamine permet d'identifier le site de la lésion (pré-ganglionnaire ou post-ganglionnaire). <ref name=":1">Kanski, J. J. and B. Bowling (2016). Kanski’s Clinical Ophthalmology, Elsevier.</ref>
 
L'apraclonidine et la cocaïne sont utilisés principalement pour confirmer le diagnostic du syndrome de Horner, tandis que l'hydroxyamphétamine permet d'identifier le site de la lésion (pré-ganglionnaire ou post-ganglionnaire). <ref name=":1">Kanski, J. J. and B. Bowling (2016). Kanski’s Clinical Ophthalmology, Elsevier.</ref>
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== Diagnostic différentiel ==
 
== Diagnostic différentiel ==
 
Plusieurs affections oculaires doivent être considérées en présence d'une anisocorie ou d'une ptose. Les diagnostics différentiels du syndrome de Horner comprennent:
 
Plusieurs affections oculaires doivent être considérées en présence d'une anisocorie ou d'une ptose. Les diagnostics différentiels du syndrome de Horner comprennent:
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* pour l'anisocorie@
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**l'{{Diagnostic différentiel|nom=anisocorie physiologique}}
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**la {{Diagnostic différentiel|nom=pupille d'Adie}}
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* pour la ptose
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*{{Diagnostic différentiel|nom=Pupille d'Adie}}
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**la {{Diagnostic différentiel|nom=ptose évolutive sénile}}
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**la {{Diagnostic différentiel|nom=ptose mécanique}}
*{{Diagnostic différentiel|nom=Paralysie du 3e nerf crânien}}
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**la {{Diagnostic différentiel|nom=myasthénie grave}}
*{{Diagnostic différentiel|nom=Corectopie}}
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**la paralysie du 3e nerf crânien.
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*{{Diagnostic différentiel|nom=Atrophie irienne}}.
 
  
=== Ptose ===
 
*{{Diagnostic différentiel|nom=Ptose congénitale}}
 
*{{Diagnostic différentiel|nom=Ptose évolutive sénile}}
 
*{{Diagnostic différentiel|nom=Ptose mécanique}}
 
*{{Diagnostic différentiel|nom=Myasthénie grave}}
 
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== Traitement ==
 
== Traitement ==
 
Les options de traitement sont basées sur le diagnostic et la prise en charge de la cause sous-jacente. Le diagnostic en temps opportun et la référence au médecin spécialiste approprié sont d'une haute importance.
 
Les options de traitement sont basées sur le diagnostic et la prise en charge de la cause sous-jacente. Le diagnostic en temps opportun et la référence au médecin spécialiste approprié sont d'une haute importance.

Version du 2 mai 2021 à 14:28

Syndrome de Horner
Maladie
Miosis.jpg
Ptose et miosis à gauche dans le syndrome de Horner
Caractéristiques
Signes Dysphagie, Ataxie , Myosis, Nystagmus , Dysarthrie, Michaël St-Gelais/Brouillons/Ptose, Hétérochromie, Perturbation des mouvements oculaires, Atteinte motrice ou sensitive, Atteinte motrice ou sensitive au niveau du membre supérieur, Atteinte de nerfs crâniens, Anhidrose faciale, Dysautonomie
Symptômes Michaël St-Gelais/Brouillons/Ptose, Diplopie , Miosis, Anhidrose faciale
Diagnostic différentiel Myasthénie grave, Pupilles d'Argyll-Robertson, Uvéite antérieure chronique, Ptose congénitale, Paralysie du 3e nerf crânien, Anisocorie physiologique, Pupille d'Adie, Corectopie, Atrophie irienne, Ptose évolutive sénile, Ptose mécanique
Informations
Terme anglais Horner's syndrome, Oculosympathetic paresis, Horner syndrome
Autres noms Syndrome de Claude-Bernard Horner
Spécialités Neurologie, Médecine d'urgence, Ophtalmologie, Optométrie

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[ Classe (v3) ]

Le syndrome de Horner résulte d'une lésion au niveau du trajet des fibres sympathiques innervant la région du cou et de la tête. [1]

1 Épidémiologie[modifier | w]

Le syndrome de Horner est rare, avec une fréquence d'environ 1 pour 6 000. Cela peut se produire à tout âge ou avec n'importe quel groupe ethnique. [2]

2 Anatomie[modifier | w]

Le parcours des fibres nerveuses sympathiques oculaires est constitué de trois neurones différents, débutant à l'hypothalamus postéro-latéral et se terminant par le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs. [3][4]

  1. Les neurones centraux de premier ordre proviennent de l'hypothalamus postérieur, descendent, non croisés, à travers le mésencéphale, et se terminent aux niveaux C8-T2 de la moelle épinière, au centre ciliospinal de Budge. [3][4]
  2. Les neurones pré-ganglionnaires de second ordre entrent dans la chaîne sympathique cervicale, passant près de l'apex pulmonaire, et font synapse au niveau du ganglion cervical supérieur.[3][4]
  3. Les fibres post-ganglionnaires de troisième ordre sortent du ganglion cervical supérieur. Les fibres vasomotrices impliquées au niveau de la sudation du visage suivent l'artère carotide externe. Les autres fibres suivent l'artère carotide interne et pénètrent dans le sinus caverneux. Les fibres sortent ensuite du sinus caverneux pour entrer dans l'orbite via la fissure orbitaire supérieure avec la branche ophtalmique (V1) du nerf trijumeau.
    • Les fibres sympathiques du nerf naso-ciliaire forment les nerfs ciliaires longs et innervent le muscle dilatateur de l'iris et le muscle de Müller au niveau de la paupière supérieure. [3][4]
Innervation sympathique et parasympathique de la pupille, sites de lésions pouvant être en cause : 1 : émergence des fibres sympathiques de l'hypothalamus ; 2 : ganglion stellaire (ganglion cervicothoracique du tronc sympathique) ; 3 : synapse du ganglion cervical supérieur ; 4 : plexus sympathique autour de l'artère carotide interne ; 5 : fibres du nerf oculomoteur (3e paire crânienne) au ganglion ciliaire (en bleu) ; 6 : courts nerfs ciliaires, transmettant la voie parasympathique du ganglion ciliaire au sphincter pupillaire (en vert) ; 7 : relais des fibres trigéminées (5e paire crânienne) dans le ganglion ciliaire transmettant le message sympathique ; 8 : longues voies ciliaires (de la branche ophtalmique du nerf trijumeau, ou « nerf ophtalmique de Willis ») transmettant le message sympathique au muscle dilatateur de la pupille ; 9 : sphincter de la pupille (fibres circulaires) et muscle dilatateur de la pupille (fibres radiées).[5]

3 Étiologies[modifier | w]

Le syndrome de Horner est principalement une maladie acquise, mais peut être congénitale. Les fibres sympathiques ont un parcours étendu et peuvent être endommagées au sein de leur parcours intra- et extra-crânien ou intra-orbitaire. [6][7][8][9][10]

Les causes du syndrome de Horner peuvent être divisées en fonction de l'emplacement anatomique de l'atteinte des fibres sympathiques. [11][12][13][14]

Les neurones de premier ordre sont principalement affectés par des conditions intra-crâniennes et comprennent les éléments suivants: [14][15]

Les neurones de second ordre traversent la région thoracique et sont affectés par les éléments suivants: [14][15]

Les neurones du troisième ordre sont à proximité de l'artère carotide interne et du sinus caverneux et sont affectés par les éléments suivants: [14][15]

4 Présentation clinique[modifier | w]

Syndrome de Horner isolé: Le patient se présente avec une légère ptose et une anisocorie.

Syndrome de Horner non isolé: Le patient se présente avec une légère ptose et une anisocorie, et d'autres déficits neurologiques ou systémiques.

4.1 Questionnaire[modifier | w]

Le patient qui se présente avec un syndrome de Horner peut donc se plaindre de:

La localisation de la lésion dans le syndrome de Horner est cruciale pour une prise en charge adéquate. Les éléments suivants devront être explorer [17]:

  • la prise d'agents mydriatique ou myotique
  • des problèmes d'équilibre, d'audition ou de déglutition (atteinte du neurone central de premier ordre)
  • les traumatismes ou interventions chirurgicales au niveau du visage, du crâne, du cou, des épaules ou du dos (atteinte du neurone pré-ganglionnaire de deuxième ordre)
  • la présence perte de poids, de fatigue, de fièvre ou de lymphadénopathie (tumeur maligne sous-jacente)
  • une anamnèse détaillée des céphalées
  • l'historique de lésions cutanées ou d'infection à herpès zoster
  • la présence de douleur et sa sévérité doit également être notée.

4.2 Examen clinique[modifier | w]

Le syndrome de Horner est une triade dont tous les éléments sont constatés à l'examen physique :

  1. une ptose partielle unilatérale
  2. un myosis
  3. une anhidrose faciale.

Les étiologies du syndrome de Horner sont variés et l''examen physique doit donc contenir les éléments suivants[18] :

  • il est également important d'effectuer un examen systémique détaillé, en accordant une attention particulière aux systèmes neurologique, pulmonaire et cardiovasculaire et en tenant compte des différentes causes d'atteinte des fibres sympathiques décrites précédemment :
  • à l'examen cutané :

Le syndrome de Horner est généralement unilatéral.

5 Examens paracliniques[modifier | w]

5.1 Laboratoire[modifier | w]

5.2 Imagerie[modifier | w]

5.3 Tests pharmacologiques[modifier | w]

L'apraclonidine et la cocaïne sont utilisés principalement pour confirmer le diagnostic du syndrome de Horner, tandis que l'hydroxyamphétamine permet d'identifier le site de la lésion (pré-ganglionnaire ou post-ganglionnaire). [23]

Test pharmacologique Technique

Test topique de cocaïne [17]

La cocaïne agit comme un sympathomimétique indirect inhibant la recapture de la noradrénaline au niveau la fente synaptique. Une pupille de Horner, en absence d'innervation sympathique, ne réagit pas à la noradrénaline circulante. [24]
  • Une solution de cocaïne 4% [23] est instillée dans les deux yeux. Les deux yeux sont évalués après au moins 30 minutes. La pupille atteinte ne dilatera pas, tandis que la pupille non atteinte dilatera sous l'effet de la cocaïne.
  • Une anisocorie de 0,8 mm ou plus est considérée comme diagnostique. Le test n'aide pas à identifier le niveau de la lésion.[17][23]
Test topique d'apraclonidine[17] L'apraclonidine agit comme un agoniste alpha1 faible et un agoniste alpha2 fort. Une réponse exagérée du dilatateur de l'iris (par hypersensibilité à la dénervation) à un agent agoniste comme l'apraclonidine sera objectivée dans le syndrome de Horner. [17][24]
  • Une solution à 0,5 - 1% est instillée dans les deux yeux. Les deux yeux sont évalués après au moins 30 minutes. [23] L'œil atteint sera en mydriase, tandis que l'œil normal sera principalement insensible. L'instillation de la solution entraîne ainsi une inversion évidente de l'anisocorie dans le syndrome de Horner unilatéral (la pupille affectée se dilate et la pupille normale se contracte).
  • L'apraclonidine doit être utilisée avec prudence chez les patients pédiatriques, principalement chez les enfants âgés de moins d'un an, car le médicament traverse la barrière hémato-encéphalique. [23]
Test topique d'hydroxyamphétamine [17] L'hydroxyamphétamine stimule la libération de noradrénaline stockée au niveau des terminaisons post-synaptiques. Les lésions post-ganglionnaires (neurones de troisième ordre) peuvent ainsi être différenciées des lésions pré-ganglionnaires (neurones de premier et deuxième ordre). [17]
  • Deux gouttes de solution d'hydroxyamphétamine 1% sont instillées dans les deux yeux. L'œil atteint (lésion de troisième ordre) ne se dilate pas aussi bien que l'œil normal.
  • Par contre, si les fibres post-ganglionnaires sont intactes (lésions de premier et de second ordre), la pupille atteinte se dilate de façon égale ou supérieure à la pupille non atteinte.[17][24]

6 Diagnostic différentiel[modifier | w]

Plusieurs affections oculaires doivent être considérées en présence d'une anisocorie ou d'une ptose. Les diagnostics différentiels du syndrome de Horner comprennent:

7 Traitement[modifier | w]

Les options de traitement sont basées sur le diagnostic et la prise en charge de la cause sous-jacente. Le diagnostic en temps opportun et la référence au médecin spécialiste approprié sont d'une haute importance.

8 Suivi[modifier | w]

Le suivi dépend de la cause sous-jacente identifiée.

9 Complications[modifier | w]

Les complications liées au syndrome de Horner dépendent de la cause sous-jacente.

10 Notes[modifier | w]

  1. Deux muscles permettent de soulever la paupière supérieure, soit le muscle de Müller (innervation sympathique) et le releveur de la paupière (innervation par le 3e nerf crânien). La dénervation du muscle de Müller provoque une ptose plus légère que lors d'une atteinte du 3e nerf crânien (oculomoteur).
  2. Une anhidrose faciale ipsilatérale peut se présenter s'il y a une lésion au niveau des fibres précédant généralement le ganglion cervical supérieur. Des lésions au niveau des neurones post-ganglionnaires de troisième ordre, survenant ainsi après la ramification des fibres sudomotrices, perturbent que très peu la sudation.

11 Références[modifier | w]

  1. (en) Khan Z et Bollu Pc, « Horner Syndrome », sur PubMed, 2020 jan (PMID 29763176, consulté le 11 août 2020)
  2. Valeria Guglielmi, Jeldican Visser, Marcel Arnold et Hakan Sarikaya, « Triple and quadruple cervical artery dissections: a systematic review of individual patient data », Journal of Neurology, vol. 266, no 6,‎ , p. 1383–1388 (ISSN 1432-1459, PMID 30904955, PMCID 6517349, DOI 10.1007/s00415-019-09269-1, lire en ligne)
  3. 3,0 3,1 3,2 et 3,3 (en) Khan Z et Bollu Pc, « Horner Syndrome », sur PubMed, 2020 jan (PMID 29763176, consulté le 11 août 2020)
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Kanski, J. J. and B. Bowling (2016). Kanski’s Clinical Ophthalmology, Elsevier.
  5. « Syndrome de Claude Bernard-Horner », Wikipédia,‎ (lire en ligne)
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