Utilisateur:Daniel Sehayek/Brouillons/Dysplasie du col utérin : Différence entre versions

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== Physiopathologie ==
 
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Le VPH infecte les cellules basales de l'épithélium squameux du col de l'utérus. Une fois que le virus est à l'intérieur de la cellule hôte, l'ADN du VPH se réplique au fur et à mesure que les cellules basales se différencient et progressent vers la surface de l'épithélium. L'expression du gène VPH devient indépendante de l'état de différenciation cellulaire des cellules épithéliales infectées, et l'expression dérégulée de la région précoce du génome viral entraîne une augmentation spectaculaire de l'expression des deux oncoprotéines VPH (E6 et E7). <u>'''XXX'''</u> Ceci entraîne la perte du contrôle normal du cycle cellulaire de l'épithélium, et les cellules développeront des caractéristiques morphologiques avec des cellules squameuses immatures de «type basaloïde» et des figures mitotiques dans la moitié supérieure de l'épithélium cervical. Ces caractéristiques peuvent être observées sur la colposcopie lorsque l'acide acétique est appliqué sur le col de l'utérus. Une biopsie de cette zone est réalisée et envoyée au pathologiste pour évaluer le degré de dysplasie présent. <ref name=":0" />
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Le VPH infecte les cellules basales de l'épithélium squameux du col de l'utérus. Une fois que le virus est à l'intérieur de la cellule hôte, l'ADN du VPH se réplique au fur et à mesure que les cellules basales se différencient et progressent vers la surface de l'épithélium. L'expression du gène VPH devient indépendante de l'état de différenciation cellulaire des cellules épithéliales infectées, et l'expression dérégulée de la région précoce du génome viral entraîne une augmentation spectaculaire de l'expression des deux oncoprotéines VPH (E6 et E7). <u>'''XXX'''</u> Ceci entraîne la perte du contrôle normal du cycle cellulaire de l'épithélium, puis les cellules développent des caractéristiques morphologiques avec des cellules squameuses immatures de «type basaloïde» et des figures mitotiques dans la moitié supérieure de l'épithélium cervical. Ces caractéristiques peuvent être observées par colposcopie lorsque l'acide acétique est appliqué sur le col de l'utérus. Une biopsie de cette zone est réalisée et envoyée au pathologiste pour évaluer le degré de dysplasie. <ref name=":0" />
  
 
== Présentation clinique ==
 
== Présentation clinique ==

Version du 2 août 2020 à 01:29

Dysplasie du col utérin
Maladie
Caractéristiques
Informations
Terme anglais Dysplasie cervicale
[ Classe (v3) ]


1 Introduction[modifier | w]

Le frottis cervical est responsable de la diminution de l'incidence et des taux de mortalité dus au cancer du col de l'utérus. Le frottis de Papanicolaou (Pap) est une collection de cellules de la jonction pavimento-cylindrique du col de l'utérus où l'épithélium cylindrique est juxtaposé à l'épithélium pavimenteux lisse. Dans cette région, la métaplasie épidermoïde entraîne le remplacement des cellules épithéliales en colonnes par des cellules squameuses. La croissance de ce type de cellule peut permettre l'entrée du virus du papillome humain (VPH), qui est responable de plus de 90% des cancers du col de l'utérus. Le frottis Pap est un échantillon de cellules de cette zone qui permettrait de dépister pour des anomalies cellulaires telles que la dysplasie cervicale. [1][2][3][4][5]

2 Épidémiologie[modifier | w]

Le virus HPV se transmet par le contact peau contre peau, principalement par le contact sexuel. Le virus peut se transmettre également par des fomites, mais la transmission est généralement par un contact génital et une relation sexuelle non protégée. Plusieurs partenaires sexuels ou un partenaire qui a plusieurs partenaires sexuels augmente considérablement le risque d'exposition. Ainsi, l'exposition à un jeune âge augmente le risque d'une forme persistant de VPH. Ceci est basé sur l'observation que l'infection par le VPH est plus fréquente chez les jeunes femmes de 18 à 30 ans, avec une diminution significative de la prévalence après 30 ans. L'activité métaplasique la plus significative du col de l'utérus est pendant la puberté et la première grossesse; Le VPH doit infecter ces zones pour que l'ADN soit incorporé dans les cellules. L'âge médian du diagnostic de cancer du col de l'utérus associé au VPH est 49 ans. Cela implique que l'âge d'exposition est plus précoce, car il a un processus dysplasique à croissance lente, qui se manifeste par un cancer dans environ 10 à 30 ans.[5]

3 Étiologies[modifier | w]

La dysplasie cervicale est le précurseur du cancer du col de l'utérus. Elle est causée par l'infection persistante du virus du papillome humain (HPV) dans le tissu cervical. Le type le plus courant est le VPH 16, responsable de 50% des cancers du col de l'utérus. Les HPV 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59, 66 et 68 sont les autres types oncogènes de VPH. Généralement, le VPH est une infection sexuellement transmissible qui disparaît dans les huit à 24 mois suivant l'exposition. Une infection persistante entraîne une dysplasie qui, si elle n'est pas traitée, peut se manifester par un cancer du col de l'utérus. Le processus est habituellement lent et se déroule sur plusieurs années. En raison de la lente progression de cette infection identifiable et traitable, il est recommandé de dépister systématiquement par un frottis Pap et/ou un test VPH selon l'âge et les antécédents du patient. [6][7][8][5]

4 Physiopathologie[modifier | w]

Le VPH infecte les cellules basales de l'épithélium squameux du col de l'utérus. Une fois que le virus est à l'intérieur de la cellule hôte, l'ADN du VPH se réplique au fur et à mesure que les cellules basales se différencient et progressent vers la surface de l'épithélium. L'expression du gène VPH devient indépendante de l'état de différenciation cellulaire des cellules épithéliales infectées, et l'expression dérégulée de la région précoce du génome viral entraîne une augmentation spectaculaire de l'expression des deux oncoprotéines VPH (E6 et E7). XXX Ceci entraîne la perte du contrôle normal du cycle cellulaire de l'épithélium, puis les cellules développent des caractéristiques morphologiques avec des cellules squameuses immatures de «type basaloïde» et des figures mitotiques dans la moitié supérieure de l'épithélium cervical. Ces caractéristiques peuvent être observées par colposcopie lorsque l'acide acétique est appliqué sur le col de l'utérus. Une biopsie de cette zone est réalisée et envoyée au pathologiste pour évaluer le degré de dysplasie. [5]

5 Présentation clinique[modifier | w]

Le lien entre les papillomavirus et les cancers squameux a été découvert pour la première fois dans les années 1930 par les recherches du Dr Richard Shope. Dans les années 1950 et 1960, un lien potentiel entre les infections virales et le cancer du col de l'utérus a été noté. En 1984, Harald zur Hausen a découvert, cloné et attribué le cancer du col de l'utérus aux HPV 16 et 18; il gagnera plus tard un prix Nobel pour son travail. Au cours des 15 années suivantes, les scientifiques ont travaillé pour établir un lien entre le cancer du col de l'utérus et le VPH, montrant que le VPH est le déclencheur du cancer du col de l'utérus.

6 Examens paracliniques[modifier | w]

Le moyen le plus courant d'identifier la dysplasie cervicale commence par un test Pap. La plupart des frottis Pap sont maintenant une cytologie à base de liquide qui permettra d'identifier la cellularité normale et anormale. Des tests moléculaires pour les types de sous-types de HPV à haut risque peuvent être effectués à partir des échantillons liquides si cela est indiqué. Le frottis Pap est un test de dépistage, et en fonction de l'anomalie du test de dépistage, l'étape suivante de l'évaluation peut être la colposcopie. Au cours de cette procédure, le col de l'utérus est examiné au microscope et de l'acide acétique à 5% est appliqué sur le col de l'utérus pour identifier les zones anormales. Les zones dysplasiques prendront une couleur acéto-blanche. Parfois, une solution de Lugol peut être utilisée si l'on est incapable de voir des anomalies avec l'acide acétique; cela entraînera une zone non tachante. Une biopsie de toute zone anormale est envoyée au pathologiste qui identifie tout signe de dysplasie cervicale. [9][10][11][12][5]

7 Approche clinique[modifier | w]

La section facultative Approche clinique ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section sert à décrire l'approche diagnostique d'une maladie en clinique, quels tests demander, quelles conditions à éliminer, etc. C'est en quelque sorte la manière dont les cliniciens réfléchissent lorsque confrontés à cette maladie.

8 Diagnostic[modifier | w]

La section facultative Diagnostic ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section traite de la manière dont on peut diagnostiquer une maladie en tenant compte de l'histoire, de l'examen clinique et des investigations. C'est dans cette section que se retrouveront les algorithmes et critères permettant d'infirmer ou de confirmer la présence de la maladie (lorsque pertinent).

9 Diagnostic différentiel[modifier | w]

La section obligatoire Diagnostic différentiel ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section traite du diagnostic différentiel de la maladie, c'est-à-dire aux autres diagnostics à évoquer lorsque confronté à ce diagnostic. Chaque diagnostic doit être spécifié à l'aide d'une propriété sémantique de type Diagnostic différentiel.

10 Traitement[modifier | w]

Il existe différents degrés de dysplasie. Sur la base du projet de terminologie épidermoïde anogénitale inférieure (LAST), les pathologistes doivent appeler l'échantillon lésion épidermoïde intraépithéliale de bas grade (LSIL) ou lésion intraépithéliale squameuse de haut grade (HSIL). Le LSIL, classiquement appelé CIN1 ou dysplasie légère, ne nécessite pas de traitement et doit être suivi avec prudence. Les patients atteints de LSIL doivent revenir dans un an pour des co-tests. Cela implique un frottis Pap répété avec un test moléculaire du VPH car la majorité des lésions régresseront d'elles-mêmes. HSIL, classiquement appelée CIN2 / 3 ou CIS, nécessite généralement une procédure d'excision pour le traitement. Des procédures ablatives peuvent être proposées, mais la majorité des cliniciens effectuent des procédures d'excision pour donner au pathologiste un meilleur échantillon à évaluer. Les procédures d'excision fournissent l'assurance qu'un cancer sous-jacent est identifié et qu'un traitement adéquat de la lésion est fourni. Une procédure d'exérèse électrochirurgicale en boucle (LEEP) pour retirer le tissu anormal avec un fil électrifié fin qui coupe l'échantillon du col de l'utérus peut être réalisée au bureau. Un cône de couteau froid (CKC) est généralement réalisé dans la salle d'opération, en utilisant un couteau pour réséquer une partie en forme de cône de tissu cervical. L'avantage d'un CKC est que le pathologiste peut identifier les marges plus clairement et parce qu'elles ne sont pas masquées par l'artefact de brûlure créé avec le fil électrifié. Après une excision complète et des marges négatives, les patients nécessitent un suivi annuel avec un test Pap. Si un cancer sous-jacent est découvert, les plans de traitement sont élargis et un oncologue est consulté. Si une procédure d’excision donne des résultats positifs pour la marge LEEP, la décision de ré-exciser ou de suivre de manière prudente est basée sur l’âge et le statut de fertilité du patient. [13][14][15][5]

11 Suivi[modifier | w]

La section facultative Suivi ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section traite du suivi de la maladie. Est-ce que la patient aura besoin d'être revu dans X semaines? Quels doivent être les consignes données au patient ? Y a-t-il des examens paracliniques à répéter ?

12 Complications[modifier | w]

La section obligatoire Complications ne contient pour le moment aucune information.
Toute contribution serait appréciée.

Description: Cette section traite des complications possibles de la maladie classées en ordre de probabilité. Chaque complication doit être spécifiée à l'aide du modèle Complication. Si possible, veuillez ajouter la fréquence des complications.

13 Évolution[modifier | w]

La section facultative Évolution ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section contient le pronostic et évolution naturelle de la maladie. Le pronostic est lié à la survie du patient atteint de la maladie. L'évolution naturelle est la manière dont évoluera la maladie du patient dans le temps.

14 Prévention[modifier | w]

La section facultative Prévention ne contient pour le moment aucune information.
Si la section est n'est pas jugée nécessaire, elle peut être supprimée.

Description: Cette section traite des mesures préventives et du dépistage précoce de la maladie (lorsque pertinent).

15 Concepts clés[modifier | w]

Une hystérectomie n'est pas la norme de soins pour traiter la dysplasie cervicale. Cependant, la découverte d'une dysplasie cervicale récurrente peut être traitée par hystérectomie. Les patientes après l'hystérectomie ne développeront pas de cancer du col de l'utérus car le col de l'utérus a été retiré, mais doivent quand même recevoir des frottis de Pap du brassard vaginal restant pendant 20 ans en raison du risque de dysplasie vaginale et de cancer ultérieur. Le cancer vaginal est extrêmement rare, avec moins de 5 000 cas par an, mais les personnes ayant des antécédents de dysplasie cervicale sévère sont les plus exposées à cette maladie. Les patientes subissant une hystérectomie pour des indications bénignes sans antécédents significatifs de dysplasie cervicale de haut grade n'ont plus besoin de dépistage cytologique ou de dépistage du VPH car son risque de cancer vaginal est très faible. Les trois vaccins développés pour prévenir l'infection par le VPH sont l'un qui fournit une protection contre les VPH 16 et 18, un autre qui couvre les 6, 11, 16 et 18, et le plus récemment publié, un vaccin 9-valent qui protège contre les VPH 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58. Même si 6 et 11 ne sont pas des sous-types oncogènes du VPH, ils sont responsables des verrues génitales, qui posent problème à la patiente et peuvent être transmises à un nourrisson pendant la grossesse. Les verrues génitales sont une source importante de dépenses médicales aux États-Unis. Une fois les vaccins Gardasil 4 épuisés, le seul vaccin à être fabriqué aux États-Unis sera Gardasil 9. Ce vaccin est indiqué chez les filles et les garçons âgés de 9 à 26 ans, de préférence avant tout contact sexuel ou exposition, pour prévenir les risques cervicaux, vaginaux, et les cancers de la vulve ainsi que les cancers du pénis, de l'anus et certains types de cancers de la tête et du cou. Il s'agit d'un vaccin à particules de type virus qui ne peut pas se reproduire dans le corps humain et est considéré comme sûr par la Food and Drug Administration (FDA) et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) .[5]

16 Amélioration des résultats de l'équipe de soins de santé[modifier | w]

Le dépistage et la gestion de l'infection cervicale au VPH sont mieux gérés par une équipe interprofessionnelle qui comprend l'infirmière praticienne, le fournisseur de soins primaires, le pathologiste et le gynécologue. Il existe différents degrés de dysplasie. Sur la base du projet de terminologie épidermoïde anogénitale inférieure (LAST), les pathologistes doivent appeler l'échantillon lésion épidermoïde intraépithéliale de bas grade (LSIL) ou lésion intraépithéliale squameuse de haut grade (HSIL). Le LSIL, classiquement appelé CIN1 ou dysplasie légère, ne nécessite pas de traitement et doit être suivi avec prudence. Les patients atteints de LSIL doivent revenir dans un an pour des co-tests. Cela implique un frottis Pap répété avec un test moléculaire du VPH car la majorité des lésions régresseront d'elles-mêmes. HSIL, classiquement appelée CIN2 / 3 ou CIS, nécessite généralement une procédure d'excision pour le traitement. Des procédures ablatives peuvent être proposées, mais la majorité des cliniciens effectuent des procédures d'excision pour donner au pathologiste un meilleur échantillon à évaluer. Les procédures d'excision fournissent l'assurance qu'un cancer sous-jacent est identifié et qu'un traitement adéquat de la lésion est fourni. La clé est que le fournisseur de soins de santé recommande des changements de mode de vie positifs et se fasse vacciner contre le VPH. Les pharmaciens administrent souvent le vaccin et conseillent les patients sur les risques et les avantages. Les infirmières ambulatoires et pédiatriques administrent également des vaccins et veillent au suivi des patients. [13][14][15][5]

17 Références[modifier | w]

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